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Power Macintosh

Power Macintosh

Les Power Macintosh, ou Power Mac, sont une famille d'ordinateurs Macintosh commercialisés par Apple Computer depuis 1994. Ils succèdent aux Macintosh 68k, basés sur la famille de microprocesseurs m68k de Motorola. Ils sont basés sur des processeurs de la famille PowerPC d'IBM et Motorola. Les premiers Power Macintosh apparurent en mars 1994 (Power Macintosh 6100, 7100 et 8100). Ils utilisaient au début un émulateur pour faire tourner les applications existantes, conçue pour l'architecture m68k. Jusqu'en 1997, les Power Macintosh embarquaient des processeurs PowerPC 601, 603 ou 604. Ils furent ensuite basés sur des PowerPC G3, puis G4 et enfin G5. Les Power Mac G4 introduisaient une particularité, tenant en une troisième unité de calcul vectoriel, en plus du CPU et du FPU. Il s'agissait de l'AltiVec, ou Velocity Engine, qui au lieu de traiter les données sur un seul entier de 32 bits, les traitaient sur un vecteur de 128, permettant de gros gains de puissance sur les calculs vectoriels (traitement d'image et de vidéo). La carte mère était adaptée en conséquence. Apparus en 2003, les Power Mac G5 ont une architecture basée sur le PowerPC 970 d'IBM (ou G5), dérivé du POWER 4 des serveurs IBM. Il existe aussi des Power Mac bi-processeur (G4 ou G5). À noter que seuls deux ordinateurs au monde ont été interdits à la vente par le Congrès des États-Unis dans 40 pays ennemis (parmi lesquels l'Iran et la Corée du Nord) : les Power Mac G4 et les Power Mac G5.

Lien externe


- [http://www.apple.com/fr/powermac/ le Power Mac sur le site d'Apple] Catégorie:Ordinateur Macintosh ja:Power Mac

Ordinateur personnel

ko:개인용 컴퓨터 ms:Komputer peribadi ja:パーソナルコンピュータ th:คอมพิวเตอร์ส่วนบุคคล zh:个人电脑 et écran]]
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Un ordinateur personnel, encore appelé micro-ordinateur ou ordinateur individuel, est un ordinateur destiné à l'usage d'une seule personne et dont les dimensions sont assez réduites pour tenir sur un bureau.

Évolution

Les ordinateurs personnels sont apparus lorsque le coût et la dimension des ordinateurs ont pu être suffisamment réduits pour être vendus au grand public. Avant cela, les ordinateurs produits par l'industrie étaient des machines centrales partagées entre de nombreux utilisateurs qui y accédaient au moyen de terminaux numériques. L'histoire des ordinateurs personnels se confond en partie avec celle des microprocesseurs. Les premières machines sont apparues en kit dans les années 1970 après la création du premier microprocesseur, l'Intel 4004. La question de savoir qui a créé le premier micro-ordinateur est source de controverse.
- Si l'on considère le premier système en kit il semblerait que ce soit Intel avec son kit MCS4 en 1971.
- Si l'on considère la première machine vendue toute assemblée prête à l'emploi il s'agit du Micral de l'entreprise française R2E. Les premiers ordinateurs personnels populaires et souvent cités ensemble comme ayant lancé la « révolution » de l'informatique personnel sont apparus en 1977. Il s'agit de :
- l'Apple II d'Apple Computer ;
- le TRS-80 de Tandy ;
- le Commodore PET de Commodore International. En 1981 IBM a produit l'IBM PC. Cet ordinateur personnel et ses descendants, les compatibles PC, ont progressivement dominé le marché, approchant les 100 %. Le dernier ordinateur personnel à occuper une place non négligeable dans le marché est le Macintosh d'Apple. Toutefois, la convergence croissante entre le matériel utilisé dans les Macintosh et celui utilisé dans les PC — allant jusqu'à l'adoption, à partir de l'été 2006, de processeurs Intel par Apple Computer — minimisent le fossé traditionnel entre les deux mondes. Les différences principales entre micro-ordinateurs porteront désormais essentiellement sur leurs systèmes d'exploitation.

Quelques modèles d'ordinateurs personnels

Dresser une liste exhaustive de tous les ordinateurs personnels ayant existé jusqu'à nos jours est une tâche bien difficile. Voici donc une liste de quelques ordinateurs personnels ayant marqué leur époque :
- Alice (1983-1987)
- Amstrad CPC (1984-1989)
- Apple I, II et III (1976-1980)
- Apple Macintosh (depuis 1984 - existe encore aujourd'hui)
- Atari ST (1985-1989)
- Commodore 64 (1982)
- Commodore Amiga (1985-1992)
- Commodore PET (1977)
- Compucolor (1975), le premier afficher sur écran couleur - ce qui était du jamais vu pour un ordinateur personnel au moment de son lancement.
- Enterprise 64/128 (1982-1986)
- Micral (1972-1973)
- MSX (1983-1990)
- Ordissimo, un ordinateur à l'ergonomie poussée.
- Oric : Oric 1 et Oric Atmos
- IBM-PC et compatibles (depuis 1981 - existe encore aujourd'hui)
- Sinclair Research : ZX81, ZX Spectrum, Sinclair QL
- Tandy TRS-80 (1977-1985)
- Thomson TO7 et MO5 (1982-1986)
- TRW Datapoint 2200 (1975), commercialisé en France par Matra
- ...et bien d'autres

Voir aussi

Articles connexes


- Ordinateur
- Ordinateur portable
- Assistant personnel
- Console de jeux vidéo
- Station de travail
- Ordinateur central
- Microprocesseur
- Systèmes d'exploitation

Lien externe


- [http://www.histoire-informatique.org/ Histoire de l'informatique]

Apple Computer

Apple Computer, Inc. (anglais : Ordinateurs Pomme, Société) est une société multinationale dont l'activité principale était de fabriquer et de vendre des ordinateurs (y compris le système d'exploitation) ; cette activité, longtemps majoritaire dans le chiffre d'affaire de la marque, est en recul depuis l'année 2001 par rapport aux activités annexes (voir [http://www.cuk.ch/redac/totheend/imgtxt25/profit_segment_b.jpg ce graphique] publié par le site cuk.ch). Depuis le premier trimestre fiscal 2005 (de septembre à décembre pour Apple), la vente de logiciels (notamment dans les domaines de l'édition vidéo et musicale) d'accessoires (dont l'iPod), et de services (dont l'iTunes Music Store), initialement destinés à enrichir les possibilités de la plate-forme, sont devenus majoritaires dans le chiffre d'affaires de la marque.
La marque est à l'origine de nombreux concepts qui ont révolutionné l'informatique. Elle doit à ses débuts sa fortune à l'Apple II qui a connu un énorme succès au début des années 1980 et s'est vendu à plusieurs millions d'exemplaires. Apple II

Histoire

Voir aussi : Chronologie d'Apple Computer Chronologie d'Apple Computer]]

Les débuts

Apple a été fondée par Steve Jobs et Steve Wozniak le 1 avril 1976 pour lancer l'ordinateur Apple I construit par Wozniak. L'Apple I était fabriqué par Steve Jobs et Steve Wozniak dans leur garage et vendu grâce au bouche à oreille. C'était le premier ordinateur individuel (en fait une carte dotée de divers composants électroniques) à être conçu pour être combiné à un clavier et à un moniteur pour l'affichage. Environ deux cent unités furent produites et vendues à 666,66 $ l'unité, mais le succès fut tel qu'ils ne purent honorer toute la demande. Les caractéristiques de l'Apple I étaient limitées par le peu d'argent dont disposaient Jobs et Wozniak (pour construire le prototype, l'un avait dû revendre sa voiture et l'autre sa calculatrice programmable !). Mais avec l'argent gagné grâce à la vente de l'Apple I, ils purent commencer à penser une machine bien plus ambitieuse : l'Apple II. L'idée était de concevoir un ordinateur que tout le monde pourrait utiliser. Wozniak eut l'idée d'inclure dans la machine de la mémoire vidéo pour gérer un affichage en couleur, tandis que Jobs imagina d'intégrer tous les composants dans un boîtier anodin en plastique pour le rendre plus convivial. Mais concevoir une telle machine demandait beaucoup d'argent, ce qu'ils n'avaient pas. Aucune banque ne voulut se risquer dans un tel projet : un ordinateur utilisable par le grand public paraissait absurde à l'époque ! Ronald Wayne, qui avait aidé Jobs et Wozniak à concevoir l'Apple I, était sceptique sur les chances de réussite d'un tel projet (il avait souvenir d'une entreprise ratée quelques années auparavant) et abandonna la compagnie. Jobs rencontra finalement Mike Markkula en 1977, qui apporta son expertise en affaires et un chèque de 250 000 $ au capital d'Apple. Il fournit aussi par la même occasion son premier PDG à Apple, Michael Scott (il prendra lui même la tête de l'entreprise en 1981).

L'Apple II et le succès

L'Apple II fut finalement présenté au public en avril 1977 et devint l'ordinateur qui est généralement crédité d'avoir créé le marché de l'informatique personnelle. À cette occasion Apple changea de logo pour la pomme colorée, qui rappelait que l'Apple II est l'un des premiers ordinateur à pouvoir afficher en couleurs. L'Apple II fut immédiatement un immense succès. À la mi 1979, Apple présente l'Apple II+, une évolution du premier Apple II dotée notamment de plus de mémoire (48 Ko extensible à 64 Ko !) et du langage de programmation Basic. Tandis que l'Apple II connaissait un succès croissant, trois nouvelles machines étaient déjà en projet chez Apple : Sara, Lisa et Macintosh. Sara devait être une évolution de l'Apple II, une machine de transition avant les Lisa et Macintosh qui seraient un tout nouveau type de machines. Pour le successeur de l'Apple II, Steve Jobs voulait une machine plus avancée encore pour concourir dans le marché de l'informatique d'entreprise. Les ingénieurs devaient donc se conformer à des objectifs très ambitieux voire quelquefois presque irréalisables (un thème récurrent dans l'histoire d'Apple...), d'autant plus que la période de développement de cette machine était courte (un peu moins d'un an). En effet Apple sentait que l'Apple II arrivait en fin de vie et qu'il faudrait présenter son successeur le plus vite possible. Sara fut finalement présenté en mai 1980 sous le nom d'Apple III. Malheureusement certains choix techniques, parmi lesquels l'omission d'un ventilateur, eurent raison de beaucoup d'exemplaires qui grillèrent parfois même avant d'être livrés. Des milliers d'Apple III durent être rappelés pour être remplacés. Quelques mois plus tard, en novembre 1981, Apple sortit une nouvelle version de l'Apple III, qui corrigeait tous les gros problèmes de la version initiale. Un Apple III+ sortit même en 1983. Mais les problèmes à ses débuts découragèrent les acheteurs et eurent raison de l'Apple III, qui devint le premier grand échec commercial d'Apple. Seuls 65 000 exemplaires auront finalement étés vendus, alors qu'Apple comptait en vendre des millions comme l'Apple II. Les machines qui sortirent dans les années suivantes reprirent d'ailleurs le nom d'Apple II (IIe en janvier 1983, IIc en 1984, etc.) pour oublier les déboires de l'Apple III. Pendant ce temps, différentes équipes chez Apple travaillaient sur les projets Lisa et Macintosh, qui étaient un tout nouveau type d'ordinateur, utilisant des technologies avancées comme l'interface graphique, la souris, la programmation orientée objet ou encore les réseaux. Des gens comme Jef Raskin ou Bill Atkinson conjuraient Steve Jobs d'accorder plus d'attention à leurs travaux. Ce n'est que lorsqu'ils l'emmenèrent voir les travaux réalisés au Xerox PARC, en décembre 1979 que Jobs décida que l'avenir serait dans ces machines à interface graphique, et il apporta dès lors son soutien aux équipes Lisa et Macintosh et prit la direction du projet Lisa. Malgré les objections de quelques chercheurs au PARC, Xerox autorisa aux ingénieurs d'Apple l'accès aux locaux du PARC durant trois jours, en échange d'un million de dollars d'actions Apple lorsqu'elle sortira en bourse. Cette visite historique eut un énorme impact sur les futurs ordinateurs d'Apple. Le 12 décembre 1980, Apple entra en bourse. Jusqu'à présent, seuls des employés d'Apple possédaient des parts de l'entreprise. En quelques minutes, les 4,6 millions d'actions furent vendues à 22 dollars l'unité, augmentant instantanément de 100 millions de dollars le capital d'Apple. Du même coup des dizaines d'employés chez Apple se retrouvèrent millionnaires. En 1981 Mike Markkula prit le poste de PDG d'Apple. Il licencia Steve Jobs de l'équipe Lisa, lui reprochant de mal gérer l'équipe (le projet prenait alors beaucoup de retard). Jobs se rabattit alors sur le projet Macintosh. Le Lisa sortit finalement début 1983, et devint le premier ordinateur personnel utilisant une interface graphique et une souris. Malgré son caractère révolutionnaire, le Lisa se vendit très mal, principalement à cause de son prix très élevé : 10 000 $. Alors qu'Apple subissait les échecs de l'Apple III et du Lisa, Mike Markkula démissionna de la direction d'Apple en 1983. Le poste de PDG fut proposé à John Sculley, alors président de Pepsi. Il refusa d'abord le poste ; pour le convaincre Steve Jobs lui posa cette profonde question : « Préférez-vous passer le reste de votre vie à vendre de l'eau sucrée ou avoir une chance de changer le monde ? ». John Sculley accepta finalement et devint le troisième PDG d'Apple.

Le Macintosh

De son côté, le projet Macintosh avait pris beaucoup de retard. Dès son arrivée dans l'équipe, Steve Jobs voulut tout changer et commença à renouveler l'équipe. Ces manières ne furent pas du goût de Jef Raskin, l'initiateur et responsable du projet, qui finit par quitter Apple en 1981, supplanté par Steve Jobs. Jobs voulait faire du Macintosh une machine plus abordable et simple à utiliser pour le grand public que le Lisa. À mesure que le projet arrivait à terme, Apple sentait que le Macintosh serait un événement historique. 15 millions de dollars furent alors dédiés à la promotion de la machine lors de la sortie. Le 22 janvier 1984, une publicité historique dévoila le Macintosh lors de la mi-temps de la finale du Super Bowl américain, le plus grand événement sportif de l'année aux États-Unis. Intitulée 1984, cette publicité deviendra ce qui est certainement le spot télévisé le plus célèbre dans le monde. Avant le lancement du Macintosh, plusieurs prototypes avaient été donnés en 1983 à Bill Gates, co-fondateur et PDG de Microsoft, pour le développement de logiciels pour le Macintosh. En 1985, Microsoft lance Windows, son interface graphique pour IBM PC, qui utilisait de nombreux éléments de Mac OS. Cela conduisit à une longue bataille judiciaire entre Apple et Microsoft. Le résultat du jugement autorisa Microsoft à copier tous les éléments qu'il voulait sur l'interface graphique du Macintosh. C'est alors que, en étudiant le système des IBM PC, beaucoup de sociétés purent fabriquer des Compatibles IBM PC. Bien que la première version de Windows était technologiquement inférieure au Macintosh, un clone PC pouvait être vendu bien moins cher. C'est la raison pour laquelle, grâce à la nature ouverte de la plate-forme PC, il y a toujours eu plus de logiciels disponibles pour Windows. Malgré quelques défauts au début, comme le manque de logiciels, l'écran en noir et blanc uniquement et l'architecture fermée, le Macintosh fut finalement un succès (qui continue encore aujourd'hui). Plus de 100 000 unités furent vendus dans les six mois suivant son lancement. Certains arguent néanmoins qu'il aurait pu être un bien plus grand succès. Apple n'autorisa pas d'autres sociétés à vendre des clones de Macintosh avant les années 1990, soit bien après que Microsoft ait dominé le marché avec son large programme de licences. Dès lors il fut trop tard pour Apple pour réussir à regagner les parts de marché perdues et les clones furent interdits après quelques années seulement en 1998. Le Macintosh, bien qu'étant un bien meilleur produit que l'Apple II, ne le remplaça pas totalement dans la gamme Apple. Il s'agissait de deux plate-formes séparées et incompatibles, et Apple les destinait à des marchés très différents : le Macintosh pour les universités, les étudiants et les travailleurs intellectuels, et l'Apple II pour les écoles publiques et la maison. Ainsi Apple continua à commercialiser de nouvelles versions de l'Apple II jusqu'au début des années 1990. LApple IIc sortit deux mois après le Macintosh, en avril 1984. L'Apple IIgs sortit en 1986 et était un produit hybride qui utilisait une souris et un système ressemblant à celui du Macintosh. Enfin un ultime modèle fut lancé en 1988, l'Apple IIc+, avant l'abandon du développement de la plate-forme Apple II. Apple préférait continuer à tirer partie du succès et de la renommée de l'Apple II le plus longtemps possible pour ne pas se risquer à miser tout sur le Macintosh dont le succès n'était pas encore assuré. Parallèlement aux Apple II, des nouveaux modèles de Macintosh se succédèrent à un rythme de plus en plus soutenu : Le Macintosh 512K fut lancé six mois après le macintosh original, qui corrigeait son plus gros défaut : le manque de mémoire. En 1986 apparaissent le Macintosh 512Ke et le Macintosh Plus qui était le premier macintosh évolutif, puis en mars 1987 le Macintosh SE qui intégrait des slots d'extension internes, et le Macintosh II qui était le premier Macintosh au format « boîte à pizza », très évolutif et puissant. Steve Jobs est contraint à quitter Apple en 1985 (il y avait incompatibilité avec Sculley), et crée alors la société NeXT. Sculley prépare aussi un plan de restructuration d'Apple : 1200 personnes sont licenciées, soit environ 20 % des effectifs totaux. En septembre 1989, Apple lance le Macintosh Portable. Cet ordinateur était en fait plus un « transportable » qu'un « portable » : il pesait plus de 7 kg. Contrairement aux PC portables de l'époque, il disposait d'une batterie lui autorisant une très grande autonomie, et était doté d'un dispositif permettant de le mettre en veille sans avoir à l'éteindre. L'autonomie était ainsi de 10 heures en fonctionnement et passait à un mois en veille ! La même année, Apple met fin à la commercialisation du Lisa, qui n'aura jamais connu le succès. Au début des années 1990, les véritables nouveautés deviennent plus rares chez Apple : on se contente de sortir de nouveaux modèles de plus en plus puissant, plus évolutifs (Quadra) ou plus abordables (Macintosh Classic et Famille Macintosh LC), et les versions de Mac OS stagnent . Tandis qu'Apple a un peu reculé du devant de la scène, Microsoft présente Windows 3 en 1990. L'action d'Apple s'effondre aussitôt. Même s'il restait largement inférieur à Mac OS, Windows 3 s'en inspirait encore plus largement et apportait aux PC une énorme avancée en terme d'interface graphique. Tous les constructeurs de PC l'adoptent immédiatement. Apple se rend alors compte que la guerre des systèmes est définitivement perdue, John Sculley le reconnaîtra lui-même : « Dans ce monde, ce n'est pas le meilleur qui gagne, mais celui qui sait s'allier avec les développeurs de logiciels, et proposer un système ouvert et riche, même s'il est inférieur techniquement. » Pour essayer de contrer Microsoft, Apple lance le projet StarTrek avec le soutien de Novell et Intel, visant à rendre Mac OS compatible avec les PC à architecture x86. Ce projet sera arrêté plus tard, trop coûteux pour Apple qui mettait toute sont énergie au développement du PowerPC, un processeur très prometteur.

Les années difficiles

Devant la concurrence grandissante des PC offrant des machines aux prix de plus en plus réduits, Apple a du mal a augmenter ses ventes. Apple est forcée de diminuer ses marges pour que les Macintosh restent compétitifs. La toute nouvelle ligne Performa est destinée au grand public pour essayer de le reconquérir. Sculley annonce de nouveaux licenciement : 345 personnes dans une usine en Californie. Tout cela ne suffit pas, et John Sculley est démis de son poste de PDG par le conseil d'administration en juin 1993, après dix ans de règne. Il est remplacé par Michael Spindler. Celui-ci prend aussitôt les choses en main pour maintenir les bénéfices : 2500 postes sont supprimés. Pour assurer la survie de la plate-forme Macintosh, il lève l'interdiction de vendre des « clones ». Mais peu d'entreprises se lancent dans les Mac compatibles et peu de licences sont vendues, le marché trouvant les accords de licence Apple trop restrictifs. Ainsi, le marché Mac ne fut que peu augmenté par les clones. La sortie des Power Macintosh, à base de processeur PowerPC, en 1994 permet à Apple de retrouver sa capacité d'innovation, qui a toujours été le moteur des ventes. Le PowerPC est le fruit de trois ans de collaboration entre Apple, IBM et Motorola (alliance AIM). Alors que tous les ordinateurs jusqu'alors était de type CISC, IBM avait conçu un processeur RISC. Le résultat est que les PowerPC étaient particulièrement rapides, tournant à des fréquences d'horloge très élevées et permettant aux nouveaux Power Macintosh de dépasser en vitesse les PC à base de processeur Intel les plus puissants. Très rapidement le PowerPC se généralise à toute la gamme : les Performa en avril 1995 et les PowerBook en août de la même année avec le PowerBook 5300. Mais depuis un an les clones se sont multipliés, et commencent à grignoter une partie non négligeables des ventes de Macintosh. Autorisés pour permettre la survie du Mac, les clones sont devenues pour Apple un grand danger. Pour résister face à cette nouvelle concurrence, Apple est obligée de réduire ses coûts de production et cela se ressent sur les nouvelles machines : certains modèles souffrent de défauts de fabrication ou de bugs de conception. Des modèles doivent retourner en SAV. Le PowerBook 5300 est révelateur de cette situation : de nombreuses machines brûlent à cause de leur batterie, le capot en plastique s'avère ne pas résister aux chocs... Apple doit finalement rappeler tous les PowerBook 5300 pour en changer la batterie. La réputation d'Apple est entachée, la légendaire fiabilité des Mac n'est plus. Parallèlement, et alors que les évolutions de Mac OS stagnent (le système 7 commence à s'éterniser), Microsoft lance Windows 95, qui imite plus que jamais l'interface graphique des Mac. C'est un immense succès, aidé par une campagne de publicité pharaonique. Au second trimestre 1995, Spindler commet une énorme erreur stratégique : il mise tout sur les Performas au détriment des Power Mac. La conséquence est qu'Apple finit par ne vendre que des machines d'entrée de gamme à très faibles marges. Certes le nombre de Mac vendus n'a jamais été aussi élevé (4,5 millions sur l'année 1995), mais les bénéfices sont quasi inexistants et Apple subit une perte de 68 millions de dollar au dernier trimestre 1995. De plus, Apple n'arrivait pas à honorer toutes les commandes : l'équivalent de un milliard de dollars de commandes était en attente en juin 1995, soit autant de recette perdue. Spindler est poussé à démissionner, Gil Amelio est appelé à la rescousse pour tenter de sauver Apple. Il prend son poste de PDG d'Apple en janvier 1996. Amelio hérite d'une société en piteux état financier, et il sait que la tâche sera dure. Il prépare un plan draconien : 3500 postes sont supprimés, soit plus du quart des effectifs totaux d'Apple. Il arrête le développement de la console Pippin et se sépare de la filiale Newton. Il impose à tous les fournisseurs d'Apple une baisse des tarifs de ventes de leurs composants, rompant le contrat avec ceux qui refusent. Les effets de cette politique d'économie commencent à porter leurs fruits : de 740 millions de dollars au premier trimestre 1996, Gil Amelio réussit à ramener les pertes à 33 millions au deuxième trimestre. Les bénéfices reviennent au troisième trimestre 1996 (30 millions de dollars net). Du coté de Mac OS, le développement de Copland stagne malgré tout l'argent investi, et est abandonné. Le choix est fait de chercher ailleurs le successeur du Système 7. Alors que tout le monde s'attendait au rachat de BeOS, Apple surprend en rachetant NeXT (la société créée par Steve Jobs après avoir été viré d'Apple...) pour 400 millions de dollars en décembre 1996. Amelio annonce lors de la Macworld Expo de janvier 1997 que le nouveau système d'exploitation, fruit de la fusion entre Mac OS et NeXTSTEP, s'appellera Rhapsody et sortira en 1998. Steve Jobs, qui a rejoint Apple par le rachat de NeXT dont il était le PDG, est nommé assistant de haut niveau de Gil Amelio. Le remplacement du vieillissant Système 7.5, le 7.6, arrive enfin au début de l'année 1997 et Amélio annonce Mac OS 7.7, nom de code Tempo (qui sera renommé Mac OS 8). Il fait aussi disparaître la gamme Performa, qui fusionne avec la gamme Power Mac, pour clarifier la gamme. Apple subit malgré tout de nouveau des pertes records aux premier et deuxième trimestre 1997. La sentence tombe : Gil Amelio est remercié par le conseil d'administration. Steve Jobs refuse le poste de PDG d'Apple, préférant un poste de dirigeant « intérimaire ». Pour combler le trou, Fred Anderson est nommé responsable de la gestion de la société. Mais Steve Jobs a réellement le pouvoir de faire ce qu'il veut...

L'iMac : le début du renouveau

Le retour de Steve Jobs est très bien accueilli par les partisans d'Apple qui y voient le signe du renouveau. Il ne seront pas déçus : quelques mois après son retour, Steve Jobs présente son
bébé, l'iMac (designer : Jonathan Ives). Ce produit est une grosse rupture pour le Macintosh, tant par ses choix techniques innovants comme l'USB, l'absence de lecteur de disquettes et de ventilateur, que par son design original avec ses coques colorées et translucides. L'iMac est une petite révolution dans le monde de la micro-informatique en étant le premier produit à accorder une importance première au design. Pour la première fois les designers imposaient des contraintes aux ingénieurs et non le contraire. Steve Jobs étant opposé aux clones, il changea le nom du système 7.8 en 8, car les licences ne portaient que sur la version 7. La fusion entre Mac OS et NeXTSTEP (connu aussi sous le nom d'OPENSTEP, le système d'exploitation de NeXT, donnera naissance à Mac OS X (ex-Rhapsody), qui sortira le 24 mars 2001 après avoir été plusieurs fois reporté. Le passage de Mac OS 9 à Mac OS X est une évolution significative. Ce nouveau système d'exploitation est conçu sur une base POSIX (UNIX), ce qui lui permet, outre les programmes spécifiquement écrits pour lui, de bénéficier de la logithèque libre — devenue populaire avec Linux et ses interfaces graphiques. Les programmes développés pour les versions antérieures fonctionnent toujours en émulation grâce à un programme appelé Classic.

L'iPod et la diversification

La marque s'est depuis diversifiée : en effet, elle a ouvert un magasin de vente de musique en ligne, l'iTunes Music Store (ITMS) en avril 2003. Ce magasin virtuel est intégré au logiciel iTunes et est conçu comme un produit d'appel pour ses ordinateurs et son baladeur numérique iPod. La sortie de l'iPod a donné naissance à un nouveau procès avec la société
Apple jadis fondée par les Beatles et s'occupant d'édition musicale, cette dernière marque étant déposée pour tout ce qui concerne la musique. Un premier procès avait déjà eu lieu entre les deux sociétés au sujet d'une carte son commercialisée par Apple Computer. L'iPod est assujetti en France à la taxe Tasca au mégaoctet concernant le droit de copie privée d'audiogrammes sur support numérique. Apple a protesté officiellement contre cette taxe. Depuis la sortie de l'iPod, la part du chiffre d'affaire d'Apple réalisé dans la vente des Mac diminue peu à peu (plus que 50 % du chiffre d'affaire fin 2004, contre 12 % début 2000). Un nouvel iPod est sorti en septembre 2005, l'iPod Nano. Il remplace l'iPod Mini, en étant 7 fois moins épais que le premier iPod. Un nouveau concept de Macintosh, le Mac Mini, est apparu. De dimensions réduites (inférieures à celles d'un boitier 3,5" externe) et vendu à un prix minimaliste (à partir de $499 aux USA, 529 Eur en France), il a pour but de constituer le "chaînon manquant" entre des possesseurs d'iPod jusqu'alors dépourvus d'ordinateur et le magasin de musique en ligne iTunes Music Store.

La transition vers les processeurs Intel

iTunes Music Store Dix ans après le passage de la famille de microprocesseurs 68000 au PowerPC, après l'évolution vers le nouveau système Mac OS X, Steve Jobs annonce le 6 juin lors de la
Conférence mondiale des développeurs Apple 2005 (WWDC 2005) que sa société aborde un nouveau virage en adoptant le microprocesseur Pentium pour les nouveaux modèles qui seront diffusé à partir juin 2006 et que cette transition serait terminée en 2007 où tous les Mac embarqueront un processeur Intel. A cette occasion, il confirme que depuis la première version de Mac OS X, le système du Mac a été aussi développé parallèlement pour le processeur d'Intel. A cette occasion, il fait la démonstration des nouveautés aux développeurs sur une machine à base de Pentium, ce qu'il révèle au moment de l'annonce de la mutation. On notera que lors de la présentation, il fera une référence à Wikipédia en montrant un widget Dashboard exploitant l'encyclopédie tout en disant "This is my favorite one. It's an open-source and Free Encyclopedia…" (« Celui-ci est mon préféré. C'est une encyclopédie libre, gratuite et open-source… ») [http://www.apple.com/quicktime/qtv/wwdc05/ ici la vidéo complète de la keynote]

Les rencontres avec le public

Il y a trois grandes messes Apple annuelles. Chacune est ouverte par une
keynote ou Steve Jobs présente généralement de nouveaux produits.

MacWorld Expo de San Francisco

Se déroule en janvier.

Conférence mondiale des développeurs (WWDC)

Événement annuel de première importance, c'est à cette occasion qu'Apple dévoile les principales nouveautés de l'année. Elle a lieu généralement courant juin.

Apple Expo

Se déroule à Paris, en septembre. Premier rendez-vous Mac en Europe et premier événement IT et numérique en France, [http://www.apple-expo.com Apple Expo] est un événement en constante évolution illustrant le changement de toute notre société vers un monde numérique, et ponctué d'animations originales pour étonner, informer et former les visiteurs professionnels et le grand public.

Le logo d'Apple

Dashboard La première version du logotype représentait Isaac Newton sous un arbre duquel pendait une pomme. Très rapidement, il est remplacé par une pomme aux couleurs de l'arc-en-ciel mordue sur le côté droit, imaginée par Rob Janoff. Les caractéristiques visuelles de ce logo apparaissent comme le résultat d'un contre-pied systématique fait à partir du logo d'IBM, firme concurrente d'Apple à l'époque. En effet, la silhouette de la pomme donne au logo Apple une configuration simple et comprise en un bloc général, alors que IBM se présente sous la forme d'un triptyque. Deuxièmement, les formes du fruit sont entièrement construites à partir de courbes, IBM est construit de droites. Troisièmement, la séquence chromatique est de type ABBA chez Apple : les couleurs chaudes au centre, insistant sur le croquement de la pomme, froides à l'extérieur. La séquence dans le cas d'IBM est répétitive (ABAB) et monochromatique : les bandes disjointes sont de couleurs froides comme le bleu. Malgré les dénégations officielles de Steve Jobs, nombre de gens pensent que ce deuxième logo serait un hommage au mathématicien britannique Alan Turing, un des précurseurs de l'informatique. En effet, suite à une condamnation à la castration chimique pour homosexualité, Alan Turing se serait suicidé en mangeant une pomme empoisonnée au cyanure. Le logo rappelerait l'objet du suicide, et le fond arc-en-ciel l'homosexualité de Turing. En 2001 ce logo change à nouveau : la forme reste la même (même si elle se pare parfois d'un léger effet de relief) mais le motif arc-en-ciel est remplacé par un ton monochrome variant selon le produit qui la porte. Le combat avec IBM était fini. Apple se veut désormais un symbole facile à retenir, comme l'est Sony ou Nike. Ce changement est destiné à donner de l'entreprise une image plus en adéquation avec ses ambitions sur le marché professionnel. La pomme multicolore, évoquant le mouvement hippie, les sons à l'ouverture de fenêtres ou le « Mac qui sourit » (autrefois affiché au démarrage du Macintosh) étaient passés de mode.

Les dirigeants d'Apple


- 1976-1981 : Michael Scott
- 1981-1983 : Mike Markkula
- 1983-1993 : John Sculley
- 1993-1996 : Michael Spindler
- 1996-1997 : Gil Amelio
- depuis 1997 : Steve Jobs qui possède 6,22% de la société

Parts de marché

|+Ventes de micro-ordinateurs
(en italiques les chiffres qui correspondent à l'année fiscale Apple et non à l'année civile) ! rowspan=2 width=80| Année ! colspan=2 width=150| Monde ! colspan=2 width=150| France ! width=100| États-Unis |- align=center bgcolor=#CCCCCC ! unités vendues ! PdM ! unités vendues ! PdM ! PdM |- align=center |2005 (Q3) | 1 236 000 | 2,3 % | | | 4,3 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=prUS00259505] |- align=center |2005 (Q2) | 1 182 000 | 2,5 % | | | 4,5 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=prUS00194105] |- align=center |2005 (Q1) | 1 070 000 | 2,3 % | | | 3,9 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_04_14_170722] |- align=center | 2004 | 3 507 000 | 2,0 % | | 2,2 % | 3,3 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_01_17_202135] |- align=center | 2003 | 3 098 000 | 2,0 % | | | 3,2 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_01_17_202135] |- align=center | 2002 | 3 098 000 | 2,2 % | | 2,8 % | |- align=center | 2001 | 3 215 000 | 2,4 % | 147 759 | 3,2 % [http://www.idc.com/france/about/cp_barometre_microq42001.jsp] | |- align=center | 2000 | 3 733 000 | 3,5 % | 186 500 | 4,0 % [http://www.idc.com/france/about/cp_barometre_microq42001.jsp] | |- align=center | 1999 |
3 448 000 | 3,4 % | | | |- align=center | 1998 | 2 763 000 | 2,6 % | | | 4,9 % |- align=center | 1997 | 2 874 000 | 3,2 % | | | 5,5 % |- align=center | 1996 | 3 960 000 | 5,3 % | | | 7,8 % |- align=center | 1995 | 4 500 000 | 7,9 % | | | 14,1 % |- align=center | 1994 | 3 800 000 | 8,3 % | | | 14,7 % |- align=center | 1993 | 3 300 000 | 9,4 % | | | |- align=center | 1992 | 2 500 000 | | | | |- align=center | 1991 | 2 100 000 | | | | |- align=center | 1990 | 1 300 000 | | | | |- align=center | 1989 | 1 100 000 | | | | |- align=center | 1988 | 900 000 | | | | |- align=center | 1987 | 550 000 | 15 % | | | |- align=center | 1986 | 380 000 | | | | |- align=center | 1985 | 200 000 | | | | |- align=center | 1984 | 372 000 | | | | |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{

1994

Catégorie:1994 Cette page concerne l'année 1994 du calendrier grégorien.

Événements

Premier trimestre

Détails : Janvier 1994 - Février 1994 - Mars 1994
- 1 janvier : Entrée en vigueur de l'EEE : espace économique européen, entre les 12 de Union européenne et les 5 de l'AELE.
- 1 janvier : Entrée en vigueur de l'ALENA (NAFTA).
- 1er au 25 janvier, insurrection zapatiste dans le Chiapas mexicain.
- 11 janvier : L'OTAN propose un partenariat aux pays de l'Est, en particulier le groupe de Visegrad (Tchéquie, Slovaquie, Hongrie, Pologne).
- 12 janvier : Dévaluation de 50% du franc CFA.
- 15 janvier : Fondation en France de l'association "Agir ensemble contre le Chômage" (AC!)
- 16 janvier : Importantes manifestations laïques en France protestant contre la révision de la loi Falloux (600 000 personnes).
- 18 janvier : Clôture judiciaire de l'affaire de l'Irangate; Le président Ronald Reagan était bien au courant et a tenté d'étouffer l'affaire.
- 29 janvier : Robert Hue remplace Georges Marchais à la tête du PCF, lors du XXVIII congrès du parti.
- 3 février : Les États-Unis lèvent l'embargo commercial sur le Viêt Nam.
- 4 février : Ultimatum américain, britannique, français et russe à la Corée du nord, pour que celle-ci accepte le contrôle de ses sites nucléaires par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA).
- 5 février : Explosion d'un obus de mortier sur un marché de Sarajevo : 68 morts, l'attitude des nations envers les Serbes va se durcir.
- 16 février : La Grèce impose un embargo à la Macédoine.
- 25 février : Un extrémiste juif massacre 29 musulmans dans le caveau des patriarches à Hebron.
- 6 mars : Par référendum, les Moldaves refusent largement le rattachement à la Roumanie.
- 12 mars : Premières ordinations de femmes prêtres par l'Église anglicane.
- En mars, Importantes manifestations étudiantes en France contre l'adoption du Contrat d'Insertion Professionnelle (CIP) des jeunes instituant un SMIC Jeunes.

Deuxième trimestre

Détails : Avril 1994 - Mai 1994 - Juin 1994
- 4 avril Décès de Kurt Donald Cobain, chanteur du groupe grunge Nirvana. La thèse du suicide est immédiatement établie, bien que certaines personnes croient encore à l'assasinat de la rockstar.
- 6 avril et jours suivants : Rwanda, attentat coûtant la vie aux présidents rwandais et burundais : début du « génocide » des Tutsi et des Hutu modérés par des extrémistes Hutu au Rwanda (avril - juillet). Assassinat du premier ministre et de dix casques bleus belges, consitution du gouvernement intérimaire par des extrémistes Hutu, opérations militaires française et belge pour évacuer les ressortissants occidentaux.
- 15 avril : Acte final de l'Uruguay Round du GATT, à Marrakech (1986-1994) : 120 pays signataires : création de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), qui a son siège à Genève. L’Organe de règlement des différends (ORD), statue contre les États qui violent le principe de la liberté du commerce et de la concurrence. En revanche, les firmes transnationales demeurent largement hors d’atteinte. Cette quasi-impunité des sociétés vient, pour beaucoup, de l’absence de définition juridique internationale des crimes et délits économiques.
- 21 avril : Rwanda, les Nations unies entérinent la réduction importante de l'effectif des casques bleus (Minuar).
- 27 avril : Afrique du Sud, premières élections multiraciales.
- 4 mai : L'OLP obtient la gestion de Gaza et Jéricho.
- 10 mai : Silvio Berlusconi devient président du Conseil en Italie avec des ministres néo-fascistes.
- 13 mai : Plan de paix du « groupe de contact » sur la Bosnie, donnant 51% du territoire aux Serbes.
- 19 mai : Ouverture du tunnel sous la Manche.
- 25 mai : Soljenitsyne rejoint la Russie par Vladivostok.
- 29 mai : Élections législatives en Hongrie : large victoire des anciens communistes. Arrivée à Paris de la marche des chômeurs.
- 10 juin : Essai nucléaire à Lop Nor en Chine.
- 18 juin : Dernier défilé à Berlin des alliés français, britanniques et américains.
- En juin, éviction de Michel Rocard de la direction du PS.
- 22 juin : Rwanda, opération Turquoise : intervention « militaire et humanitaire » française.

Troisième trimestre

Détails : Juillet 1994 - Août 1994 - Septembre 1994
- 4 juillet : Rwanda, prise de Kigali par le FPR et décret de la « ZHS » par le commandement de l'opération Turquoise. Fin du génocide et fuite du gouvernement intérimaire, des FAR, des interahamwe et de deux millions de Hutu au Zaïre dans les jours qui suivent.
- 5 juillet : Visite « historique » de Yasser Arafat à Jéricho.
- 2 quinzaine de juillet : Rwanda, apparition du choléra dans les camps de réfugiés rwandais au Zaïre
- 19 juillet : Rwanda, constitution du gouvernement de transition
- 31 juillet : Le Conseil de sécurité de l'ONU autorise le recours à la force afin de restaurer la démocratie en Haïti et de chasser la junte militaire.
- août : A Paris, l'université de Jussieu est occupée par l'UNEF pour demander l'inscription des étudiants non-inscrits.
- 13 août : Normalisation des relations entre les États-Unis et la Corée du Nord.
- 22 août : Rwanda, fin de l'Opération Turquoise et renforcement de la Minuar II.
- 31 août : L'IRA annonce un cessez-le-feu en Irlande du Nord.
- 31 août : Départ des derniers soldats russes stationnés en Allemagne.
- 8 septembre : Départ des dernières troupes occidentales (États-Unis, France, Royaume-Uni) stationnées à Berlin, où elles se trouvaient depuis 1945.
- En septembre, « Révélations » sur le passé vichyste du président Mitterrand, dans le livre « une jeunesse française » de Pierre Péan.
- 27 septembre : En mer Baltique, le naufage du ferry Estonia fait 852 morts.

Quatrième trimestre

Détails : Octobre 1994 - Novembre 1994 - Décembre 1994
- 4 octobre : Fusillade à Paris entre deux anarchistes et la police : Audry Maupin est abattu, Florence Rey est arrêtée.
- 26 octobre : Traité de paix entre Israël et la Jordanie.
- 8 novembre : Résolution 955 du Conseil de sécurité de l'ONU qui crée le Tribunal pénal international pour le Rwanda pour juger les crimes de génocide et crimes graves contre l'humanité commis en 1994.
- 20 novembre : création du parti politique français Mouvement Pour la France.
- 1 décembre : Ernesto Zedillo Ponce de León succède à Carlos Salinas de Gortari à la présidence.
- 18 décembre : Découverte de la grotte Chauvet en Ardèche près de Vallon-Pont-d'Arc.

date à déterminer


- L'Autriche, la Finlande et la Suède ratifient le traité d'adhésion à l'Union européenne.
- France :
  - Réforme de la loi Veil sur la sécurité sociale. La réforme prévoit l'augmentation progressive de 150 à 160 trimestres pour l'obtention d'une retraite à taux plein, et le calcul de la rente sur les 25 meilleures années au lieu des 10.
  - Un commando du GIA détourne un avion qui s'était envolé d'Alger, avec pour dessein de le faire s'écraser sur la tour Eiffel. Le GIGN réussit à reprendre le contrôle de l'avion à l'aéroport de Marseille.
- Les régimes de retraite Arrco et Agirc décident de revaloriser de 16% leur taux de cotisation.
- Brésil, un nouveau plan d'austérité économique est mis en place pour pallier les conséquences de la récession mondiale.
- Dévaluation du peso. Crise économique en fin d'année.
- Égypte : L'écrivain Farag Foda est assassiné dans un attentat perprétré par un groupe islamiste. Ses travaux sur l'Islam et le Coran avaient suscité la colère des autorités religieuses.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 1994 en aéronautique
- Chemins de fer : 1994 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1994 au cinéma
- Edition : 1994 dans l'édition
- Musique : 1994 en musique
- Sport : 1994 en sport
- Sciences & techniques:
  - 16 juillet : - 22 juillet : collision de la comète Shoemaker-Levy 9 avec Jupiter.
  - La sonde Ulysse passe près de Jupiter dont l'assistance gravitationnelle lui permet de sortir du plan de l'écliptique pour un survol des pôles du Soleil.
  - Sortie des premiers Power Mac à base de processeur PowerPC.
  - 6 mai : Inauguration du tunnel sous la Manche (Eurotunnel-Chunnel).

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Bertram N. Brockhouse et Clifford G. Shull
- Prix Nobel de chimie : George A. Olah
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Alfred G. Gilman et Martin Rodbell
- Prix Nobel de littérature : Kenzaburo Oe
- Prix Nobel de la Paix : Yasser Arafat, Shimon Peres et Yitzhak Rabin

Naissances en 1994


- 23 février : Dakota Fanning, actrice américaine

Décès en 1994

Premier trimestre


- 1 janvier : Cesar Romero, acteur
- 13 janvier : Johan Holst, homme d'État norvégien
- 15 janvier : Georges Cziffra, musicien
- 22 janvier : Telly Savalas, acteur américain
- 22 janvier : Jean-Louis Barrault, comédien français
- 24 janvier : Yves Navarre, écrivain français
- 26 janvier : Jean-Didier Wolfromm, écrivain et critique littéraire français
- 31 janvier : Pierre Boulle, écrivain français
- 6 février : Joseph Cotten, acteur
- 7 février : Witold Lutosławski, compositeur polonais
- 11 février : Sorrell Brooke, acteur
- 11 février : William Conrad, acteur
- 16 février : Cardinal Marty, ecclésiastique
- 19 février : Derek Jarman, réalisateur
- 24 février : Jean Sablon, chanteur et auteur français
- 24 février : Dinah Shore, chanteuse et actrice
- 25 février : Jersey Joe Walcott, boxeur
- 4 mars : John Candy, acteur
- 4 mars : Chris Seydou, grand couturier malien
- 6 mars : Melina Mercouri, actrice, chanteuse et femme politique grecque
- 9 mars : Charles Bukowski, écrivain, poète américain d'origine allemande
- 13 mars : Jacques Doucet, peintre
- 17 mars : Mai Zetterling, actrice et réalisatrice
- 21 mars : MacDonald Carey, acteur
- 21 mars : Lili Damita, actrice
- 23 mars : Giulietta Masina, actrice italienne
- 23 mars : Alvaro del Portillo, ecclésiastique
- 28 mars : Eugène Ionesco, dramaturge et écrivain français
- 29 mars : Paul Grimault, réalisateur

Deuxième trimestre


- 1 avril : Robert Doisneau, photographe
- 5 avril : Kurt Cobain (suicide) chanteur et leader du groupe Nirvana
- 6 avril : Juvénal Habyarimana, président du Rwanda, assassiné
- 6 avril : Cyprien Ntaryamira, président du Burundi, assassiné
- 7 avril : François de Grossouvre, conseiller de François Mitterrand trouvé mort à l'Elysée
- 7 avril : Agathe Uwilingiyimana, premier ministre du Rwanda, assassinée
- 20 avril : Jean Carmet, acteur et scénariste
- 22 avril : Richard Nixon, homme d'État américain
- 1 mai : Ayrton Senna, coureur automobile brésilien
- 8 mai : George Peppard, acteur
- 15 mai : Gilbert Roland, acteur
- 17 mai : Alain Cuny, comédien
- 19 mai : Jacqueline Kennedy Onassis, ex-première dame des États-Unis
- 19 mai : Luis Ocana, cycliste espagnol
- 30 mai : Marcel Bich, industriel français
- 4 juin : Massimo Troisi, acteur
- 14 juin : Henry Mancini, compositeur
- 14 juin : Mouloudji, chanteur

Troisième trimestre


- 8 juillet :
  - Christian-Jaque, réalisateur
  - Kim Il Sung, Corée du nord
- 17 juillet : Jean Borotra, joueur de tennis
- 29 juillet : Paul Delvaux, peintre
- 30 juillet : Robin Cook, auteur
- 11 août : Peter Cushing, acteur
- 14 août : Elias Canetti, auteur
- 19 août : Linus Pauling, chimiste
- 30 août : Lindsay Anderson, réalisateur
- 6 septembre : James Clavell, auteur
- 7 septembre :
  - Terence Young, Réalisateur
  - Dennis Morgan, acteur
- 11 septembre : Jessica Tandy, actrice
- 12 septembre : Tom Ewell, acteur
- 16 septembre : Cardinal Decourtray, ecclésiastique
- 17 septembre : Karl Popper, philosophe des sciences
- 18 septembre : Vitas Gerulaitis, joueur de tennis
- 23 septembre : Madeleine Renaud, comédienne française
- 30 septembre : André Lwoff, biologiste

Quatrième trimestre


- 1 octobre : Pierre Sabbagh, pionnier de la télévision française
- 18 octobre : Xavier Depraz (Xavier Delaruelle), chanteur d'opéra
- 19 octobre : Martha Raye, actrice
- 20 octobre : Burt Lancaster, acteur
- 21 octobre : Benoît Régent, acteur
- 24 octobre : Raúl Juliá, acteur
- 1 novembre : Noah Beery Jr, acteur
- 18 novembre : Cab Calloway jazzman
- 30 novembre : Lionel Stander, acteur
- 30 novembre : Guy Debord, l'un des fondateurs de l'Internationale Situationniste
- 4 décembre : Roger Stéphane, auteur
- 8 décembre : Tom Jobim, musicien brésilien
- 13 décembre : Antoine Pinay, homme politique français
- 24 décembre : Rossano Brazzi, acteur als:1994 ja:1994年 ko:1994년 ms:1994 simple:1994 th:พ.ศ. 2537 zh-min-nan:1994 nî

Microprocesseur

ko:마이크로프로세서 ja:マイクロプロセッサ th:ไมโครโพรเซสเซอร์
-
Le microprocesseur est le cœur des micro-ordinateurs. À strictement parler, il s'agit d'un processeur ou central processing unit qui a été réduit à une taille suffisamment petite pour tenir sur un seul circuit intégré (puce).
Un processeur plus traditionnel (pour ne pas dire ancien) peut — lui — aller jusqu'à tenir sur plusieurs cartes. Comme tous les processeurs, il prend en charge l'exécution des instructions contenues dans les programmes informatiques écrits avec des langages de programmation allant de l'assembleur à des langages abstraits traduits soit par des compilateurs soit par des interpréteurs. Néanmoins, la distinction entre central processing unit, CPU, processeur et microprocesseur est souvent abandonnée au profit d'une banalisation de ces termes. La distinction se fait désormais dans sa fonction entre celle centrale et celle prenant en charge des fonctions comme le graphisme ou la compression/décompression audio-vidéo. interpréteur

Histoire

Le microprocesseur a été inventé par Marcian Ted Hoff en 1971, alors que celui-ci était ingénieur chez Intel. À l'époque, ni la direction d'Intel ni le client japonais à qui était destiné le microprocesseur, n'ont été intéressés par l'invention. En 1990, on apprenait toutefois que la paternité du concept de Micro-processeur jusque là revendiquée depuis 1971, et 1973 pour le brevet, par Intel et Marcian Ted Hoff, était mal-fondée. En effet Gilbert Hyatt avait dès 1970 déposé un brevet plus étendu sur ce concept et avait poursuivi, en toute discrétion pour éviter les pressions, la validation de ce brevet pendant les 20 années qui suivirent. Ce brevet s'il le souhaitait l'autoriserait à percevoir des royalties (droits d'auteur) sur tous les micro-processeurs fabriqués et à venir de par le monde. Le premier microprocesseur commercialisé est le 4004 4-bits le 15 novembre 1971. Il fut suivi par le 8008. Ces processeurs sont les précurseurs des Intel 8080 et Zilog Z80 et de la future famille des Intel x86.

Familles de microprocesseurs

Il existe plusieurs familles de microprocesseurs :
- La plus connue par le grand public est celle de la famille x86, développée principalement par Intel (Pentium), AMD (Athlon), ViA, Transmeta... Les deux premiers constructeurs sont désormais les seuls encore réellement dans la course et fabriquent la plus grande partie des processeurs pour PC (2005).
- Les PowerPC d'IBM et Motorola équipent actuellement les Macintosh (Apple Computer) ainsi que divers systèmes embarqués. Des dérivés équiperont aussi les futures consoles de jeu : Playstation 3, la Xbox 360 et probablement la future Nintendo Revolution...
- La famille 68000 de Motorola animait les anciens Macintosh, les Megadrive, les Atari ST et les Commodore Amiga. Leurs dérivés (Dragonball, ColdFire) sont toujours utilisés dans des systèmes embarqués. Parmi les familles moins connues du grand public:
- La famille Sparc anime la plus grande partie des stations de travail de Sun Microsystems.
- La famille MIPS anime les stations de travail de Silicon Graphics, des consoles de jeux, comme les PSOne et des systèmes embarqués, ou des routeurs Cisco.
- La famille StrongARM est de nos jours utilisée uniquement dans les systèmes embarqués, elle a précédemment été utilisée par Acorn pour ses Archimedes et RiscPC.

Fonctionnement

Les microprocesseurs sont cadencés par une horloge (signal régulier rapide, imposant un rythme au circuit et, assurant éventuellement une synchronisation avec les autres composants, tel que la mémoire). Au milieu des années 1980, les microprocesseurs fonctionnaient de 4 à 8 MHz. Courant 2004, cette vitesse d'horloge atteint 4 GHz sur des modèles commerciaux (5 GHz en laboratoire). Plus la vitesse de l'horloge est élevée, plus le microprocesseur sera capable d'exécuter à un rythme élevé les instructions de base des programmes. Mais l'augmentation de la vitesse d'horloge présente des inconvénients : plus le microprossesseur tourne vite, plus il consomme, et plus il chauffe. Les microprocesseurs actuels sont optimisés pour exécuter plus d'une instruction par cycle d'horloge, ce sont des microprocesseurs avec des unités d'exécution parallélisées. De plus ils sont dotés de procédures qui « anticipent » les instructions suivantes avec l'aide de la statistique. Dans la course à la puissance des microprocesseurs, deux méthodes d'optimisation sont en concurrence : # La technologie du jeu d'instructions simplifié (RISC, Reduced Instruction Set Computer), rapide avec des instructions simples, facile à fabriquer et dont on peut monter la vitesse de l'horloge sans trop de difficultés techniques. # La technologie appellée CISC (Complex Instruction Set Computer), dont chaque instruction complexe nécessite plus de cycles d'horloge, mais qui a en son cœur beaucoup d'instructions pré-câblées. Néanmoins, avec la considérable augmentation de la taille des puces électroniques et la gigantesque accélération des fréquences d'horloge, la distinction entre RISC et CISC a quasi complètement disparu. Là où des familles tranchées existaient, on observe aujourd'hui des microprocesseurs où une structure interne RISC apporte de la puissance tout en restant compatible avec une utilisation de type CISC (la famille Intel x86 a ainsi subi discrètement une transition entre une organisation initialement très typique d'une structure CISC. Actuellement elle utilise un cœur RISC très rapide, s'appuyant sur un système de réarrangement du code à la volée) mis en œuvre, en partie, grace à des mémoires cache de plus en plus étendue, comportant jusqu'à trois niveaux.

Fabrication des microprocesseurs

La fabrication d'un microprocesseur est essentiellement identique à celle de n'importe quel circuit intégré (voir le chapitre à ce sujet). Elle suit donc un procédé complexe. Mais l'énorme taille de la plupart des microprocesseurs a tendance à augmenter encore le coût de l'opération. La loi de Moore, qui indique que le degré d'intégration des microprocesseurs double tous les 18 mois, indique également que les coûts de production doublent en même temps que le degré d'intégration. La fabrication des microprocesseurs est aujourd'hui considérée comme l'un des deux facteurs d'augmentation de la capacité des unités de fabrication (avec les contraintes liées à la fabrication des mémoires à grande capacité). La finesse de la gravure industrielle a atteint désormais 65 nm.

Fonctions à développer

Organisation parallèle

Dépendant aussi du système d'exploitation la tendance actuelle est l'installation de plusieurs processeurs parallèles et de multiples tâches d'où l'importance grandissante des fonctions d'arbitrages entre processus (par exemple l'hyper threading). En effet, l'architecture super scalaire (mise en parallèle des tâches dans une unité d'exécution) des processeurs actuels ne suffit actuellement plus au multi-threading tel qu'il est utilisé.

Sécurité et location

Il existe de nombreux projets d'intégration au cœur des microprocesseurs de fonctions visant à empêcher les copies illégales de fichiers (technologies DRM). Le consortium TCPA, notamment, a déjà créé des puces permettant de créer une "zone de confiance" au sein du système informatique, à l'aide d'une puce d'identification spécifique. Certains modèles d'ordinateurs, comme les portables d'IBM intègrent déja de telles puces. La prochaine génération de cette technologie sera probablement intégrée dans les processeurs centraux des ordinateurs. Ces technologies sont décriées, notamment par les partisans du logiciel libre, pour qui elles possèdent un potentiel liberticide. En effet, conjuguées à un système d'exploitation prévu à cet effet, par exemple dérivé du projet NGSCB de Microsoft, ce type de technologie permet au tiers de confiance (le prestataire qui va vérifier la validité des composants du système) d'accéder à distance au contenu de l'ordinateur, voire d'empêcher l'exécution de certaines opérations sur celui-ci.

Mémoire étendue

Ancien système d'extension de la mémoire permettant de dépasser la limite de 1Mo du microprocesseur 8086 de l'époque. Cette mémoire était accessible par pages de 64 Ko. On ne l'utilise plus de nos jours en raison des capacités d'adressages étendues des processeurs récents ainsi qu'en raison de l'extrême lenteur des accès aléatoires dès que ceux-ci nécessitent un changement de page mémoire.

Systèmes d'exploitation multiple

Vanderpool/Silvervale: si un système d'exploitation de travail est infecté par un virus coriace, un autre de préférence sur une autre base comme Linux vers Mac OS ou Windows pourrait agir comme gardien et désinfecter le premier tout en ne laissant pas la possibilité au virus de se propager.

Anticipation des problèmes et gestion à distance

Particulièrement utile pour les serveurs.

Le problème de l'échauffement

L'échauffement des microprocesseurs reste grosso modo et malgré l'usage de techniques de gravures de plus en plus fines, proportionnel au carré de leur tension à architecture donnée. Avec V la tension, f la fréquence, et k un coefficient d'ajustement, on peut calculer la puissance dissipée P : P = k \times V^2 \times f
- Un i686 à 1 GHz (1,7V), deux fois plus rapide, consomme typiquement 34 W, ce qui n'est pas loin du quadruple.
- À 2 GHz un Opteron dissipe 107 W et un G5 55 W. Ce problème est lié à un autre, celui de la dissipation thermique et donc souvent des ventilateurs, sources de nuisances sonores difficilement compatibles avec un environnement de bureau. Le refroidissement liquide (à eau) est proposé.

Voir aussi

Liens internes


- Liste de microprocesseurs
- Processeur
- Loi de Moore

Liens externes


- [http://www.computerhistory.org/exhibits/microprocessors/index.shtml galerie de microprocesseurs de 1971 à 1996]
- [http://www.x86-secret.com/popups/articleswindow.php?id=64 Article sur la fabrication des wafers]

M68k

La famille de microprocesseurs Motorola 680x0 ou M68k ou 68k, est la dénomination informelle de la famille de microprocesseurs CISC compatibles qui a commencé avec le Motorola 68000. Dans les années 1980, cette famille était souvent opposée à la famille x86 d'Intel. Les microprocesseurs m68k ont notamment été utilisé pour tous les Macintosh des années 1980, les Amiga et les Atari ST.

Les différents processeurs de la famille


- première génération :
  - 68000
  - 68EC000
  - 68HC000
  - 68008
  - 68010
  - 68012
- deuxième génération :
  - 68020
  - 68EC020
  - 68030
  - 68EC030
- troisième génération :
  - 68040
  - 68EC040
  - 68LC040
- quatrième génération :
  - 68060
- autres :
  - 68330 (ou CPU32)
  - Dragonball
  - Coldfire Note : Motorola a précisé lors du passage direct du 68040 au 68060 que les chiffres de dizaine impairs (68010, 68030 et l'inexistant 68050) étaient utilisés pour des améliorations minimes, pas pour des révisions complètes de l'architecture internes (longueur du pipeline, nombre de pipelines, etc.). Le 68050 n'existe donc pas car Motorola n'a pas produit d'amélioration partielle du 68040.

Utilisation

Par Apollo Computer

Pour ses stations de travail durant les années 1980.

Par Apple Computer

Apple a utilisé les processeurs 68000 dans le Lisa puis les premiers Macintosh (Macintosh 128K, Mac 512K, Mac Plus, Mac SE et Classic). Les machines suivantes (Macintosh LC et Macintosh II) furent équipés de processeurs 68020, puis les Macintosh IIcx, IIci, IIfx, LC III et SE/30 furent équipés de 68030. Enfin, les Quadra et derniers LC (LC 475, LC 630) eurent des processeurs 68040 (à noter que ces derniers LC n'eurent droit qu'à une version dépourvue de coprocesseur mathématique et dénommée 68LC040). Avec l'arrivée d'une nouvelle génération de micro-ordinateurs Macintosh, connus sous le nom de Power Macintosh, Apple Computer dota ses machines de processeurs PowerPC, conçus en commun avec Motorola et IBM.

Par Atari

Dans sa gamme Atari ST.

Par Commodore

Dans sa gamme Amiga.

Par NeXT

Les machines NeXT utilisaient des processeurs 68030 et 68040.

Par Palm

Le processeur Dragonball des Palm de première génération (et des autres systèmes sous PalmOS produits par Handspring, IBM, Sony, TRGPro, Qualcomm, Symbol...) est dérivé du 68000. Les Palm plus récents utilisent des processeurs ARM.

Par Sega

Pour la console Megadrive.

Par Silicon Graphics

Pour ses stations de travail, avant d'utiliser des microprocesseurs MIPS.

Par Sinclair

Le Sinclair QL utilisa la variante 68008 à bus 8 bits.

Par SNK

Pour la console Neo Geo.

Par Sun Microsystems

Pour ses stations de travail (Sun 1, 2 puis 3), avant d'utiliser des microprocesseurs SPARC.

Par Texas Instruments

Pour les calculatrices TI-89, TI-89 Titanium, TI-92, TI-92 Plus et TI Voyage 200.

Motorola

Motorola est une société américaine spécialisée dans l'électronique et les télécommunications.

Historique

Fondée en 1928 à Chicago (Illinois) par Paul Gavin, États-Unis). Cette société s'est illustrée en créant de nombreux objets devenus usuels, tels que l'autoradio ou le talkie-walkie et ont également été parmi les premiers à construire des récepteurs de télévision en couleur. Actuellement, leur gamme de produits est très étendue, elle couvre le domaine des semi-conducteurs, en particulier avec les gammes de processeurs (680x0, 88000, PowerPC, Dragonball et ColdFire), mais également les téléphones portables où ils sont parmi les leaders. Spécialiste des systèmes de connexion pour la téléphonie mobile et les réseaux sans fil. Leur gamme de produits à usage industriel et militaire est également très étendue, on peut noter leur participation au lancement de la constellation de satellites de télécommunication Iridium. La branche semi-conducteurs de la société s'appelle désormais Freescale.

Voir aussi

Article connexe


- Liste des produits Motorola

Liens externes


- [http://www.motorola.com/fr/ Site officiel]
- [http://www.freescale.com/ Site de Freescale] Catégorie:Électronique Catégorie:Télécommunications Catégorie:Entreprise américaine ja:モトローラ ko:모토롤라



1994

Catégorie:1994 Cette page concerne l'année 1994 du calendrier grégorien.

Événements

Premier trimestre

Détails : Janvier 1994 - Février 1994 - Mars 1994
- 1 janvier : Entrée en vigueur de l'EEE : espace économique européen, entre les 12 de Union européenne et les 5 de l'AELE.
- 1 janvier : Entrée en vigueur de l'ALENA (NAFTA).
- 1er au 25 janvier, insurrection zapatiste dans le Chiapas mexicain.
- 11 janvier : L'OTAN propose un partenariat aux pays de l'Est, en particulier le groupe de Visegrad (Tchéquie, Slovaquie, Hongrie, Pologne).
- 12 janvier : Dévaluation de 50% du franc CFA.
- 15 janvier : Fondation en France de l'association "Agir ensemble contre le Chômage" (AC!)
- 16 janvier : Importantes manifestations laïques en France protestant contre la révision de la loi Falloux (600 000 personnes).
- 18 janvier : Clôture judiciaire de l'affaire de l'Irangate; Le président Ronald Reagan était bien au courant et a tenté d'étouffer l'affaire.
- 29 janvier : Robert Hue remplace Georges Marchais à la tête du PCF, lors du XXVIII congrès du parti.
- 3 février : Les États-Unis lèvent l'embargo commercial sur le Viêt Nam.
- 4 février : Ultimatum américain, britannique, français et russe à la Corée du nord, pour que celle-ci accepte le contrôle de ses sites nucléaires par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA).
- 5 février : Explosion d'un obus de mortier sur un marché de Sarajevo : 68 morts, l'attitude des nations envers les Serbes va se durcir.
- 16 février : La Grèce impose un embargo à la Macédoine.
- 25 février : Un extrémiste juif massacre 29 musulmans dans le caveau des patriarches à Hebron.
- 6 mars : Par référendum, les Moldaves refusent largement le rattachement à la Roumanie.
- 12 mars : Premières ordinations de femmes prêtres par l'Église anglicane.
- En mars, Importantes manifestations étudiantes en France contre l'adoption du Contrat d'Insertion Professionnelle (CIP) des jeunes instituant un SMIC Jeunes.

Deuxième trimestre

Détails : Avril 1994 - Mai 1994 - Juin 1994
- 4 avril Décès de Kurt Donald Cobain, chanteur du groupe grunge Nirvana. La thèse du suicide est immédiatement établie, bien que certaines personnes croient encore à l'assasinat de la rockstar.
- 6 avril et jours suivants : Rwanda, attentat coûtant la vie aux présidents rwandais et burundais : début du « génocide » des Tutsi et des Hutu modérés par des extrémistes Hutu au Rwanda (avril - juillet). Assassinat du premier ministre et de dix casques bleus belges, consitution du gouvernement intérimaire par des extrémistes Hutu, opérations militaires française et belge pour évacuer les ressortissants occidentaux.
- 15 avril : Acte final de l'Uruguay Round du GATT, à Marrakech (1986-1994) : 120 pays signataires : création de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), qui a son siège à Genève. L’Organe de règlement des différends (ORD), statue contre les États qui violent le principe de la liberté du commerce et de la concurrence. En revanche, les firmes transnationales demeurent largement hors d’atteinte. Cette quasi-impunité des sociétés vient, pour beaucoup, de l’absence de définition juridique internationale des crimes et délits économiques.
- 21 avril : Rwanda, les Nations unies entérinent la réduction importante de l'effectif des casques bleus (Minuar).
- 27 avril : Afrique du Sud, premières élections multiraciales.
- 4 mai : L'OLP obtient la gestion de Gaza et Jéricho.
- 10 mai : Silvio Berlusconi devient président du Conseil en Italie avec des ministres néo-fascistes.
- 13 mai : Plan de paix du « groupe de contact » sur la Bosnie, donnant 51% du territoire aux Serbes.
- 19 mai : Ouverture du tunnel sous la Manche.
- 25 mai : Soljenitsyne rejoint la Russie par Vladivostok.
- 29 mai : Élections législatives en Hongrie : large victoire des anciens communistes. Arrivée à Paris de la marche des chômeurs.
- 10 juin : Essai nucléaire à Lop Nor en Chine.
- 18 juin : Dernier défilé à Berlin des alliés français, britanniques et américains.
- En juin, éviction de Michel Rocard de la direction du PS.
- 22 juin : Rwanda, opération Turquoise : intervention « militaire et humanitaire » française.

Troisième trimestre

Détails : Juillet 1994 - Août 1994 - Septembre 1994
- 4 juillet : Rwanda, prise de Kigali par le FPR et décret de la « ZHS » par le commandement de l'opération Turquoise. Fin du génocide et fuite du gouvernement intérimaire, des FAR, des interahamwe et de deux millions de Hutu au Zaïre dans les jours qui suivent.
- 5 juillet : Visite « historique » de Yasser Arafat à Jéricho.
- 2 quinzaine de juillet : Rwanda, apparition du choléra dans les camps de réfugiés rwandais au Zaïre
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