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Power Macintosh 6500
Le Power Macintosh 6500 remplaçait le Performa 6400 dans la gamme d'ordinateurs grand public d'Apple Computer. Il est à noter l'abandon de la dénomination Performa pour les machines grand public. Il utilisait des processeurs 603e cadencés jusqu'à 300 MHz. Bien qu'une telle fréquence était inédite pour un Macintosh, ces processeurs étaient toujours plus lents que les PowerPC 604e à 200 MHz des machines haut de gamme (Power Macintosh 8600 et 9600). Les Power Mac 6500 étaient aussi dotés d'un disque dur plus gros (jusqu'à 4 Go), d'une mémoire vive plus étendue (32 Mo contre 16 Mo) et d'une carte accélératrice 3D (une ATI 3D Rage II 64 dotée de 2 Mo de mémoire vidéo).
Les modèles 225 et 250 MHz furent disponibles en février 1997 aux États-Unis et les modèles 275 et 300 MHz deux mois plus tard. Les modèles 250 et 275 MHz furent commercialisés en Europe en avril, alors que le modèle à 300 MHz n'arriva qu'en septembre. Les prix en France étaient de 17 990 F pour le 6500/250, et de 24 990 F pour le 6500/275 doté d'une carte tuner TV et d'une carte Avid.
Caractéristiques
- processeur : PowerPC 603e cadencé à 225, 250, 275 ou 300 MHz
- adressage 32 bit
- carte mère Gazelle
- bus système 64 bit à 50 MHz
- ROM : 4 Mo
- RAM : 32 Mo (modèles 225, 250 et 275 MHz) ou 64 Mo (modèle 300 MHz), extensible à 128 Mo
- mémoire cache de niveau 1 : 32 Ko
- mémoire cache de niveau 2 : 256 Ko (modèles 225 et 250 MHz) ou 512 Ko (modèles 275 et 300 MHz)
- disque dur ATA de 2 ou 3 Go (modèle 225 MHz), 3 ou 4 Go (modèle 250 MHz), 4 ou 6 Go (modèles 275 et 300 MHz)
- lecteur de disquette 1,44 Mo 3,5"
- lecteur CD-ROM 12x
- lecteur Zip sur certaines configurations
- modem interne 33,6 kbit/s (optionnel sur certaines configurations)
- carte vidéo : ATI 3D Rage II 64 bit dotée de 2 Mo de mémoire vidéo (SGRAM)
- écran 15" fourni
- résolutions supportées par l'écran :
- 512 x 384 en 24 bit (millions de couleurs)
- 640 x 480 en 24 bit (millions de couleurs)
- 800 x 600 en 24 bit (millions de couleurs)
- 832 x 624 en 24 bit (millions de couleurs)
- 1024 x 768 en 16 bit (milliers de couleurs)
- tuner TV en option
- carte d'acquisition vidéo Avid en option
- slots d'extension:
- 2 slots d'extension PCI
- 1 Comm Slot II
- 1 slot entrée vidéo ou tuner TV
- 2 connecteurs mémoire de type DIMM 168 broches (vitesse minimale : 60 ns)
- connectique:
- 1 port SCSI (DB-25)
- 2 ports Geoports
- 1 port ADB
- port Ethernet 10 Base-T optionnel
- sortie vidéo DB-15
- sortie audio : stéréo 16 bit
- entrée audio : stéréo 16 bit
- dimensions : 406 x 198 x 429 mm
- poids : 20,2 kg
- alimentation : 220 W
- systèmes supportés : Système 7.5.5 à Mac OS 9.1
Catégorie:Ordinateur Macintosh
Power Macintosh 6400
Le Power Macintosh 6400, aussi vendu sous le nom Performa 6400 était un changement radical dans la stratégie d'Apple Computer : c'était le premier Power Macintosh à viser le marché de moyenne gamme grand public. Il était dans un nouveau boîtier design au format tour et utilisait un puissant processeur 603e cadencé à 180 ou 200 MHz (une première). Il était richement doté : il intégrait un système audio surround (un subwoofer était intégré au boîtier), un modem 28,8 kbit/s et un gros disque dur (1,6 ou 2,4 Go selon le modèle). Il fut remplacé en 1997 par le Power Macintosh 6500.
Le Performa 6400/200 VEE (Video Editing Edition) intégrait 32 Mo de RAM, une carte de capture vidéo Avid, des entrées/sorties vidéo supplémentaires et des logiciels de montage vidéo.
Caractéristiques
- processeur : PowerPC 603e 32 bit cadencé à 180 ou 200 MHz
- bus système 64 bit à 40 MHz
- ROM : 4 Mo
- RAM : 16 ou 32 Mo, extensible à 136 Mo
- mémoire cache de niveau 1 : 32 Ko
- mémoire cache de niveau 2 : 256 Ko sauf pour le Performa 6400/180
- disque dur IDE de 1,6 Go (Performa 6400/180) ou 2,4 Go (Performa 6400/200 et Power Mac 6400/200)
- lecteur de disquette 1,44 Mo 3,5"
- lecteur CD-ROM 8x
- modem interne 28,8 kbit/s
- mémoire vidéo : 1 Mo de DRAM (RAM dédiée)
- résolutions supportées :
- 640 x 480 en 16 bit (milliers de couleur)
- 800 x 600 en 16 bit (milliers de couleur)
- 832 x 624 en 8 bit (256 couleurs)
- 1024 x 768 en 8 bit (256 couleurs)
- slots d'extension:
- 2 slots d'extension PCI
- 1 slot comm II
- 1 slot entrée vidéo ou tuner TV
- 2 connecteurs mémoire de type DIMM 168 broches (vitesse minimale : 70 ns)
- 1 baie 5,25" externe libre
- connectique:
- 1 port SCSI (DB-25)
- 2 ports Geoports
- 1 port ADB
- sortie vidéo DB-15
- sortie audio : stéréo 16 bit
- entrée audio : stéréo 16 bit
- haut-parleur mono et subwoofer intégré
- dimensions : 40,6 x 19,8 x 42,9 cm
- poids : 20,2 kg
- alimentation : 220 W
- systèmes supportés : Système 7.5.3 à Mac OS 9.1
Catégorie:Ordinateur Macintosh
Apple Computer
Apple Computer, Inc. (anglais : Ordinateurs Pomme, Société) est une société multinationale dont l'activité principale était de fabriquer et de vendre des ordinateurs (y compris le système d'exploitation) ; cette activité, longtemps majoritaire dans le chiffre d'affaire de la marque, est en recul depuis l'année 2001 par rapport aux activités annexes (voir [http://www.cuk.ch/redac/totheend/imgtxt25/profit_segment_b.jpg ce graphique] publié par le site cuk.ch). Depuis le premier trimestre fiscal 2005 (de septembre à décembre pour Apple), la vente de logiciels (notamment dans les domaines de l'édition vidéo et musicale) d'accessoires (dont l'iPod), et de services (dont l'iTunes Music Store), initialement destinés à enrichir les possibilités de la plate-forme, sont devenus majoritaires dans le chiffre d'affaires de la marque.
La marque est à l'origine de nombreux concepts qui ont révolutionné l'informatique. Elle doit à ses débuts sa fortune à l'Apple II qui a connu un énorme succès au début des années 1980 et s'est vendu à plusieurs millions d'exemplaires.
Apple II
Histoire
Voir aussi : Chronologie d'Apple Computer
Chronologie d'Apple Computer]]
Les débuts
Apple a été fondée par Steve Jobs et Steve Wozniak le 1 avril 1976 pour lancer l'ordinateur Apple I construit par Wozniak.
L'Apple I était fabriqué par Steve Jobs et Steve Wozniak dans leur garage et vendu grâce au bouche à oreille. C'était le premier ordinateur individuel (en fait une carte dotée de divers composants électroniques) à être conçu pour être combiné à un clavier et à un moniteur pour l'affichage. Environ deux cent unités furent produites et vendues à 666,66 $ l'unité, mais le succès fut tel qu'ils ne purent honorer toute la demande.
Les caractéristiques de l'Apple I étaient limitées par le peu d'argent dont disposaient Jobs et Wozniak (pour construire le prototype, l'un avait dû revendre sa voiture et l'autre sa calculatrice programmable !). Mais avec l'argent gagné grâce à la vente de l'Apple I, ils purent commencer à penser une machine bien plus ambitieuse : l'Apple II. L'idée était de concevoir un ordinateur que tout le monde pourrait utiliser. Wozniak eut l'idée d'inclure dans la machine de la mémoire vidéo pour gérer un affichage en couleur, tandis que Jobs imagina d'intégrer tous les composants dans un boîtier anodin en plastique pour le rendre plus convivial. Mais concevoir une telle machine demandait beaucoup d'argent, ce qu'ils n'avaient pas. Aucune banque ne voulut se risquer dans un tel projet : un ordinateur utilisable par le grand public paraissait absurde à l'époque ! Ronald Wayne, qui avait aidé Jobs et Wozniak à concevoir l'Apple I, était sceptique sur les chances de réussite d'un tel projet (il avait souvenir d'une entreprise ratée quelques années auparavant) et abandonna la compagnie. Jobs rencontra finalement Mike Markkula en 1977, qui apporta son expertise en affaires et un chèque de 250 000 $ au capital d'Apple. Il fournit aussi par la même occasion son premier PDG à Apple, Michael Scott (il prendra lui même la tête de l'entreprise en 1981).
L'Apple II et le succès
L'Apple II fut finalement présenté au public en avril 1977 et devint l'ordinateur qui est généralement crédité d'avoir créé le marché de l'informatique personnelle. À cette occasion Apple changea de logo pour la pomme colorée, qui rappelait que l'Apple II est l'un des premiers ordinateur à pouvoir afficher en couleurs. L'Apple II fut immédiatement un immense succès. À la mi 1979, Apple présente l'Apple II+, une évolution du premier Apple II dotée notamment de plus de mémoire (48 Ko extensible à 64 Ko !) et du langage de programmation Basic.
Tandis que l'Apple II connaissait un succès croissant, trois nouvelles machines étaient déjà en projet chez Apple : Sara, Lisa et Macintosh. Sara devait être une évolution de l'Apple II, une machine de transition avant les Lisa et Macintosh qui seraient un tout nouveau type de machines. Pour le successeur de l'Apple II, Steve Jobs voulait une machine plus avancée encore pour concourir dans le marché de l'informatique d'entreprise. Les ingénieurs devaient donc se conformer à des objectifs très ambitieux voire quelquefois presque irréalisables (un thème récurrent dans l'histoire d'Apple...), d'autant plus que la période de développement de cette machine était courte (un peu moins d'un an). En effet Apple sentait que l'Apple II arrivait en fin de vie et qu'il faudrait présenter son successeur le plus vite possible.
Sara fut finalement présenté en mai 1980 sous le nom d'Apple III. Malheureusement certains choix techniques, parmi lesquels l'omission d'un ventilateur, eurent raison de beaucoup d'exemplaires qui grillèrent parfois même avant d'être livrés. Des milliers d'Apple III durent être rappelés pour être remplacés. Quelques mois plus tard, en novembre 1981, Apple sortit une nouvelle version de l'Apple III, qui corrigeait tous les gros problèmes de la version initiale. Un Apple III+ sortit même en 1983. Mais les problèmes à ses débuts découragèrent les acheteurs et eurent raison de l'Apple III, qui devint le premier grand échec commercial d'Apple. Seuls 65 000 exemplaires auront finalement étés vendus, alors qu'Apple comptait en vendre des millions comme l'Apple II. Les machines qui sortirent dans les années suivantes reprirent d'ailleurs le nom d'Apple II (IIe en janvier 1983, IIc en 1984, etc.) pour oublier les déboires de l'Apple III.
Pendant ce temps, différentes équipes chez Apple travaillaient sur les projets Lisa et Macintosh, qui étaient un tout nouveau type d'ordinateur, utilisant des technologies avancées comme l'interface graphique, la souris, la programmation orientée objet ou encore les réseaux. Des gens comme Jef Raskin ou Bill Atkinson conjuraient Steve Jobs d'accorder plus d'attention à leurs travaux. Ce n'est que lorsqu'ils l'emmenèrent voir les travaux réalisés au Xerox PARC, en décembre 1979 que Jobs décida que l'avenir serait dans ces machines à interface graphique, et il apporta dès lors son soutien aux équipes Lisa et Macintosh et prit la direction du projet Lisa. Malgré les objections de quelques chercheurs au PARC, Xerox autorisa aux ingénieurs d'Apple l'accès aux locaux du PARC durant trois jours, en échange d'un million de dollars d'actions Apple lorsqu'elle sortira en bourse. Cette visite historique eut un énorme impact sur les futurs ordinateurs d'Apple.
Le 12 décembre 1980, Apple entra en bourse. Jusqu'à présent, seuls des employés d'Apple possédaient des parts de l'entreprise. En quelques minutes, les 4,6 millions d'actions furent vendues à 22 dollars l'unité, augmentant instantanément de 100 millions de dollars le capital d'Apple. Du même coup des dizaines d'employés chez Apple se retrouvèrent millionnaires.
En 1981 Mike Markkula prit le poste de PDG d'Apple. Il licencia Steve Jobs de l'équipe Lisa, lui reprochant de mal gérer l'équipe (le projet prenait alors beaucoup de retard). Jobs se rabattit alors sur le projet Macintosh. Le Lisa sortit finalement début 1983, et devint le premier ordinateur personnel utilisant une interface graphique et une souris. Malgré son caractère révolutionnaire, le Lisa se vendit très mal, principalement à cause de son prix très élevé : 10 000 $.
Alors qu'Apple subissait les échecs de l'Apple III et du Lisa, Mike Markkula démissionna de la direction d'Apple en 1983. Le poste de PDG fut proposé à John Sculley, alors président de Pepsi. Il refusa d'abord le poste ; pour le convaincre Steve Jobs lui posa cette profonde question : « Préférez-vous passer le reste de votre vie à vendre de l'eau sucrée ou avoir une chance de changer le monde ? ». John Sculley accepta finalement et devint le troisième PDG d'Apple.
Le Macintosh
De son côté, le projet Macintosh avait pris beaucoup de retard. Dès son arrivée dans l'équipe, Steve Jobs voulut tout changer et commença à renouveler l'équipe. Ces manières ne furent pas du goût de Jef Raskin, l'initiateur et responsable du projet, qui finit par quitter Apple en 1981, supplanté par Steve Jobs. Jobs voulait faire du Macintosh une machine plus abordable et simple à utiliser pour le grand public que le Lisa. À mesure que le projet arrivait à terme, Apple sentait que le Macintosh serait un événement historique. 15 millions de dollars furent alors dédiés à la promotion de la machine lors de la sortie. Le 22 janvier 1984, une publicité historique dévoila le Macintosh lors de la mi-temps de la finale du Super Bowl américain, le plus grand événement sportif de l'année aux États-Unis. Intitulée 1984, cette publicité deviendra ce qui est certainement le spot télévisé le plus célèbre dans le monde.
Avant le lancement du Macintosh, plusieurs prototypes avaient été donnés en 1983 à Bill Gates, co-fondateur et PDG de Microsoft, pour le développement de logiciels pour le Macintosh. En 1985, Microsoft lance Windows, son interface graphique pour IBM PC, qui utilisait de nombreux éléments de Mac OS. Cela conduisit à une longue bataille judiciaire entre Apple et Microsoft. Le résultat du jugement autorisa Microsoft à copier tous les éléments qu'il voulait sur l'interface graphique du Macintosh. C'est alors que, en étudiant le système des IBM PC, beaucoup de sociétés purent fabriquer des Compatibles IBM PC. Bien que la première version de Windows était technologiquement inférieure au Macintosh, un clone PC pouvait être vendu bien moins cher. C'est la raison pour laquelle, grâce à la nature ouverte de la plate-forme PC, il y a toujours eu plus de logiciels disponibles pour Windows.
Malgré quelques défauts au début, comme le manque de logiciels, l'écran en noir et blanc uniquement et l'architecture fermée, le Macintosh fut finalement un succès (qui continue encore aujourd'hui). Plus de 100 000 unités furent vendus dans les six mois suivant son lancement. Certains arguent néanmoins qu'il aurait pu être un bien plus grand succès. Apple n'autorisa pas d'autres sociétés à vendre des clones de Macintosh avant les années 1990, soit bien après que Microsoft ait dominé le marché avec son large programme de licences. Dès lors il fut trop tard pour Apple pour réussir à regagner les parts de marché perdues et les clones furent interdits après quelques années seulement en 1998.
Le Macintosh, bien qu'étant un bien meilleur produit que l'Apple II, ne le remplaça pas totalement dans la gamme Apple. Il s'agissait de deux plate-formes séparées et incompatibles, et Apple les destinait à des marchés très différents : le Macintosh pour les universités, les étudiants et les travailleurs intellectuels, et l'Apple II pour les écoles publiques et la maison. Ainsi Apple continua à commercialiser de nouvelles versions de l'Apple II jusqu'au début des années 1990. LApple IIc sortit deux mois après le Macintosh, en avril 1984. L'Apple IIgs sortit en 1986 et était un produit hybride qui utilisait une souris et un système ressemblant à celui du Macintosh. Enfin un ultime modèle fut lancé en 1988, l'Apple IIc+, avant l'abandon du développement de la plate-forme Apple II. Apple préférait continuer à tirer partie du succès et de la renommée de l'Apple II le plus longtemps possible pour ne pas se risquer à miser tout sur le Macintosh dont le succès n'était pas encore assuré.
Parallèlement aux Apple II, des nouveaux modèles de Macintosh se succédèrent à un rythme de plus en plus soutenu : Le Macintosh 512K fut lancé six mois après le macintosh original, qui corrigeait son plus gros défaut : le manque de mémoire. En 1986 apparaissent le Macintosh 512Ke et le Macintosh Plus qui était le premier macintosh évolutif, puis en mars 1987 le Macintosh SE qui intégrait des slots d'extension internes, et le Macintosh II qui était le premier Macintosh au format « boîte à pizza », très évolutif et puissant.
Steve Jobs est contraint à quitter Apple en 1985 (il y avait incompatibilité avec Sculley), et crée alors la société NeXT. Sculley prépare aussi un plan de restructuration d'Apple : 1200 personnes sont licenciées, soit environ 20 % des effectifs totaux.
En septembre 1989, Apple lance le Macintosh Portable. Cet ordinateur était en fait plus un « transportable » qu'un « portable » : il pesait plus de 7 kg. Contrairement aux PC portables de l'époque, il disposait d'une batterie lui autorisant une très grande autonomie, et était doté d'un dispositif permettant de le mettre en veille sans avoir à l'éteindre. L'autonomie était ainsi de 10 heures en fonctionnement et passait à un mois en veille ! La même année, Apple met fin à la commercialisation du Lisa, qui n'aura jamais connu le succès.
Au début des années 1990, les véritables nouveautés deviennent plus rares chez Apple : on se contente de sortir de nouveaux modèles de plus en plus puissant, plus évolutifs (Quadra) ou plus abordables (Macintosh Classic et Famille Macintosh LC), et les versions de Mac OS stagnent . Tandis qu'Apple a un peu reculé du devant de la scène, Microsoft présente Windows 3 en 1990. L'action d'Apple s'effondre aussitôt. Même s'il restait largement inférieur à Mac OS, Windows 3 s'en inspirait encore plus largement et apportait aux PC une énorme avancée en terme d'interface graphique. Tous les constructeurs de PC l'adoptent immédiatement. Apple se rend alors compte que la guerre des systèmes est définitivement perdue, John Sculley le reconnaîtra lui-même : « Dans ce monde, ce n'est pas le meilleur qui gagne, mais celui qui sait s'allier avec les développeurs de logiciels, et proposer un système ouvert et riche, même s'il est inférieur techniquement. » Pour essayer de contrer Microsoft, Apple lance le projet StarTrek avec le soutien de Novell et Intel, visant à rendre Mac OS compatible avec les PC à architecture x86. Ce projet sera arrêté plus tard, trop coûteux pour Apple qui mettait toute sont énergie au développement du PowerPC, un processeur très prometteur.
Les années difficiles
Devant la concurrence grandissante des PC offrant des machines aux prix de plus en plus réduits, Apple a du mal a augmenter ses ventes. Apple est forcée de diminuer ses marges pour que les Macintosh restent compétitifs. La toute nouvelle ligne Performa est destinée au grand public pour essayer de le reconquérir. Sculley annonce de nouveaux licenciement : 345 personnes dans une usine en Californie. Tout cela ne suffit pas, et John Sculley est démis de son poste de PDG par le conseil d'administration en juin 1993, après dix ans de règne. Il est remplacé par Michael Spindler. Celui-ci prend aussitôt les choses en main pour maintenir les bénéfices : 2500 postes sont supprimés. Pour assurer la survie de la plate-forme Macintosh, il lève l'interdiction de vendre des « clones ». Mais peu d'entreprises se lancent dans les Mac compatibles et peu de licences sont vendues, le marché trouvant les accords de licence Apple trop restrictifs. Ainsi, le marché Mac ne fut que peu augmenté par les clones.
La sortie des Power Macintosh, à base de processeur PowerPC, en 1994 permet à Apple de retrouver sa capacité d'innovation, qui a toujours été le moteur des ventes. Le PowerPC est le fruit de trois ans de collaboration entre Apple, IBM et Motorola (alliance AIM). Alors que tous les ordinateurs jusqu'alors était de type CISC, IBM avait conçu un processeur RISC. Le résultat est que les PowerPC étaient particulièrement rapides, tournant à des fréquences d'horloge très élevées et permettant aux nouveaux Power Macintosh de dépasser en vitesse les PC à base de processeur Intel les plus puissants.
Très rapidement le PowerPC se généralise à toute la gamme : les Performa en avril 1995 et les PowerBook en août de la même année avec le PowerBook 5300. Mais depuis un an les clones se sont multipliés, et commencent à grignoter une partie non négligeables des ventes de Macintosh. Autorisés pour permettre la survie du Mac, les clones sont devenues pour Apple un grand danger. Pour résister face à cette nouvelle concurrence, Apple est obligée de réduire ses coûts de production et cela se ressent sur les nouvelles machines : certains modèles souffrent de défauts de fabrication ou de bugs de conception. Des modèles doivent retourner en SAV. Le PowerBook 5300 est révelateur de cette situation : de nombreuses machines brûlent à cause de leur batterie, le capot en plastique s'avère ne pas résister aux chocs... Apple doit finalement rappeler tous les PowerBook 5300 pour en changer la batterie. La réputation d'Apple est entachée, la légendaire fiabilité des Mac n'est plus.
Parallèlement, et alors que les évolutions de Mac OS stagnent (le système 7 commence à s'éterniser), Microsoft lance Windows 95, qui imite plus que jamais l'interface graphique des Mac. C'est un immense succès, aidé par une campagne de publicité pharaonique.
Au second trimestre 1995, Spindler commet une énorme erreur stratégique : il mise tout sur les Performas au détriment des Power Mac. La conséquence est qu'Apple finit par ne vendre que des machines d'entrée de gamme à très faibles marges. Certes le nombre de Mac vendus n'a jamais été aussi élevé (4,5 millions sur l'année 1995), mais les bénéfices sont quasi inexistants et Apple subit une perte de 68 millions de dollar au dernier trimestre 1995. De plus, Apple n'arrivait pas à honorer toutes les commandes : l'équivalent de un milliard de dollars de commandes était en attente en juin 1995, soit autant de recette perdue. Spindler est poussé à démissionner, Gil Amelio est appelé à la rescousse pour tenter de sauver Apple. Il prend son poste de PDG d'Apple en janvier 1996.
Amelio hérite d'une société en piteux état financier, et il sait que la tâche sera dure. Il prépare un plan draconien : 3500 postes sont supprimés, soit plus du quart des effectifs totaux d'Apple. Il arrête le développement de la console Pippin et se sépare de la filiale Newton. Il impose à tous les fournisseurs d'Apple une baisse des tarifs de ventes de leurs composants, rompant le contrat avec ceux qui refusent. Les effets de cette politique d'économie commencent à porter leurs fruits : de 740 millions de dollars au premier trimestre 1996, Gil Amelio réussit à ramener les pertes à 33 millions au deuxième trimestre. Les bénéfices reviennent au troisième trimestre 1996 (30 millions de dollars net).
Du coté de Mac OS, le développement de Copland stagne malgré tout l'argent investi, et est abandonné. Le choix est fait de chercher ailleurs le successeur du Système 7. Alors que tout le monde s'attendait au rachat de BeOS, Apple surprend en rachetant NeXT (la société créée par Steve Jobs après avoir été viré d'Apple...) pour 400 millions de dollars en décembre 1996. Amelio annonce lors de la Macworld Expo de janvier 1997 que le nouveau système d'exploitation, fruit de la fusion entre Mac OS et NeXTSTEP, s'appellera Rhapsody et sortira en 1998. Steve Jobs, qui a rejoint Apple par le rachat de NeXT dont il était le PDG, est nommé assistant de haut niveau de Gil Amelio.
Le remplacement du vieillissant Système 7.5, le 7.6, arrive enfin au début de l'année 1997 et Amélio annonce Mac OS 7.7, nom de code Tempo (qui sera renommé Mac OS 8). Il fait aussi disparaître la gamme Performa, qui fusionne avec la gamme Power Mac, pour clarifier la gamme. Apple subit malgré tout de nouveau des pertes records aux premier et deuxième trimestre 1997. La sentence tombe : Gil Amelio est remercié par le conseil d'administration. Steve Jobs refuse le poste de PDG d'Apple, préférant un poste de dirigeant « intérimaire ». Pour combler le trou, Fred Anderson est nommé responsable de la gestion de la société. Mais Steve Jobs a réellement le pouvoir de faire ce qu'il veut...
L'iMac : le début du renouveau
Le retour de Steve Jobs est très bien accueilli par les partisans d'Apple qui y voient le signe du renouveau. Il ne seront pas déçus : quelques mois après son retour, Steve Jobs présente son bébé, l'iMac (designer : Jonathan Ives). Ce produit est une grosse rupture pour le Macintosh, tant par ses choix techniques innovants comme l'USB, l'absence de lecteur de disquettes et de ventilateur, que par son design original avec ses coques colorées et translucides. L'iMac est une petite révolution dans le monde de la micro-informatique en étant le premier produit à accorder une importance première au design. Pour la première fois les designers imposaient des contraintes aux ingénieurs et non le contraire.
Steve Jobs étant opposé aux clones, il changea le nom du système 7.8 en 8, car les licences ne portaient que sur la version 7.
La fusion entre Mac OS et NeXTSTEP (connu aussi sous le nom d'OPENSTEP, le système d'exploitation de NeXT, donnera naissance à Mac OS X (ex-Rhapsody), qui sortira le 24 mars 2001 après avoir été plusieurs fois reporté. Le passage de Mac OS 9 à Mac OS X est une évolution significative. Ce nouveau système d'exploitation est conçu sur une base POSIX (UNIX), ce qui lui permet, outre les programmes spécifiquement écrits pour lui, de bénéficier de la logithèque libre — devenue populaire avec Linux et ses interfaces graphiques. Les programmes développés pour les versions antérieures fonctionnent toujours en émulation grâce à un programme appelé Classic.
L'iPod et la diversification
La marque s'est depuis diversifiée : en effet, elle a ouvert un magasin de vente de musique en ligne, l'iTunes Music Store (ITMS) en avril 2003. Ce magasin virtuel est intégré au logiciel iTunes et est conçu comme un produit d'appel pour ses ordinateurs et son baladeur numérique iPod. La sortie de l'iPod a donné naissance à un nouveau procès avec la société Apple jadis fondée par les Beatles et s'occupant d'édition musicale, cette dernière marque étant déposée pour tout ce qui concerne la musique. Un premier procès avait déjà eu lieu entre les deux sociétés au sujet d'une carte son commercialisée par Apple Computer.
L'iPod est assujetti en France à la taxe Tasca au mégaoctet concernant le droit de copie privée d'audiogrammes sur support numérique. Apple a protesté officiellement contre cette taxe. Depuis la sortie de l'iPod, la part du chiffre d'affaire d'Apple réalisé dans la vente des Mac diminue peu à peu (plus que 50 % du chiffre d'affaire fin 2004, contre 12 % début 2000).
Un nouvel iPod est sorti en septembre 2005, l'iPod Nano. Il remplace l'iPod Mini, en étant 7 fois moins épais que le premier iPod.
Un nouveau concept de Macintosh, le Mac Mini, est apparu. De dimensions réduites (inférieures à celles d'un boitier 3,5" externe) et vendu à un prix minimaliste (à partir de $499 aux USA, 529 Eur en France), il a pour but de constituer le "chaînon manquant" entre des possesseurs d'iPod jusqu'alors dépourvus d'ordinateur et le magasin de musique en ligne iTunes Music Store.
La transition vers les processeurs Intel
iTunes Music Store
Dix ans après le passage de la famille de microprocesseurs 68000 au PowerPC, après l'évolution vers le nouveau système Mac OS X, Steve Jobs annonce le 6 juin lors de la Conférence mondiale des développeurs Apple 2005 (WWDC 2005) que sa société aborde un nouveau virage en adoptant le microprocesseur Pentium pour les nouveaux modèles qui seront diffusé à partir juin 2006 et que cette transition serait terminée en 2007 où tous les Mac embarqueront un processeur Intel. A cette occasion, il confirme que depuis la première version de Mac OS X, le système du Mac a été aussi développé parallèlement pour le processeur d'Intel.
A cette occasion, il fait la démonstration des nouveautés aux développeurs sur une machine à base de Pentium, ce qu'il révèle au moment de l'annonce de la mutation. On notera que lors de la présentation, il fera une référence à Wikipédia en montrant un widget Dashboard exploitant l'encyclopédie tout en disant "This is my favorite one. It's an open-source and Free Encyclopedia…" (« Celui-ci est mon préféré. C'est une encyclopédie libre, gratuite et open-source… ») [http://www.apple.com/quicktime/qtv/wwdc05/ ici la vidéo complète de la keynote]
Les rencontres avec le public
Il y a trois grandes messes Apple annuelles. Chacune est ouverte par une keynote ou Steve Jobs présente généralement de nouveaux produits.
MacWorld Expo de San Francisco
Se déroule en janvier.
Conférence mondiale des développeurs (WWDC)
Événement annuel de première importance, c'est à cette occasion qu'Apple dévoile les principales nouveautés de l'année. Elle a lieu généralement courant juin.
Apple Expo
Se déroule à Paris, en septembre.
Premier rendez-vous Mac en Europe et premier événement IT et numérique en France, [http://www.apple-expo.com Apple Expo] est un événement en constante évolution illustrant le changement de toute notre société vers un monde numérique, et ponctué d'animations originales pour étonner, informer et former les visiteurs professionnels et le grand public.
Le logo d'Apple
Dashboard
La première version du logotype représentait Isaac Newton sous un arbre duquel pendait une pomme.
Très rapidement, il est remplacé par une pomme aux couleurs de l'arc-en-ciel mordue sur le côté droit, imaginée par Rob Janoff. Les caractéristiques visuelles de ce logo apparaissent comme le résultat d'un contre-pied systématique fait à partir du logo d'IBM, firme concurrente d'Apple à l'époque. En effet, la silhouette de la pomme donne au logo Apple une configuration simple et comprise en un bloc général, alors que IBM se présente sous la forme d'un triptyque. Deuxièmement, les formes du fruit sont entièrement construites à partir de courbes, IBM est construit de droites. Troisièmement, la séquence chromatique est de type ABBA chez Apple : les couleurs chaudes au centre, insistant sur le croquement de la pomme, froides à l'extérieur. La séquence dans le cas d'IBM est répétitive (ABAB) et monochromatique : les bandes disjointes sont de couleurs froides comme le bleu.
Malgré les dénégations officielles de Steve Jobs, nombre de gens pensent que ce deuxième logo serait un hommage au mathématicien britannique Alan Turing, un des précurseurs de l'informatique. En effet, suite à une condamnation à la castration chimique pour homosexualité, Alan Turing se serait suicidé en mangeant une pomme empoisonnée au cyanure. Le logo rappelerait l'objet du suicide, et le fond arc-en-ciel l'homosexualité de Turing.
En 2001 ce logo change à nouveau : la forme reste la même (même si elle se pare parfois d'un léger effet de relief) mais le motif arc-en-ciel est remplacé par un ton monochrome variant selon le produit qui la porte. Le combat avec IBM était fini. Apple se veut désormais un symbole facile à retenir, comme l'est Sony ou Nike. Ce changement est destiné à donner de l'entreprise une image plus en adéquation avec ses ambitions sur le marché professionnel. La pomme multicolore, évoquant le mouvement hippie, les sons à l'ouverture de fenêtres ou le « Mac qui sourit » (autrefois affiché au démarrage du Macintosh) étaient passés de mode.
Les dirigeants d'Apple
- 1976-1981 : Michael Scott
- 1981-1983 : Mike Markkula
- 1983-1993 : John Sculley
- 1993-1996 : Michael Spindler
- 1996-1997 : Gil Amelio
- depuis 1997 : Steve Jobs qui possède 6,22% de la société
Parts de marché
|+Ventes de micro-ordinateurs (en italiques les chiffres qui correspondent à l'année fiscale Apple et non à l'année civile)
! rowspan=2 width=80| Année
! colspan=2 width=150| Monde
! colspan=2 width=150| France
! width=100| États-Unis
|- align=center bgcolor=#CCCCCC
! unités vendues
! PdM
! unités vendues
! PdM
! PdM
|- align=center
|2005 (Q3)
| 1 236 000
| 2,3 %
|
|
| 4,3 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=prUS00259505]
|- align=center
|2005 (Q2)
| 1 182 000
| 2,5 %
|
|
| 4,5 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=prUS00194105]
|- align=center
|2005 (Q1)
| 1 070 000
| 2,3 %
|
|
| 3,9 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_04_14_170722]
|- align=center
| 2004
| 3 507 000
| 2,0 %
|
| 2,2 %
| 3,3 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_01_17_202135]
|- align=center
| 2003
| 3 098 000
| 2,0 %
|
|
| 3,2 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_01_17_202135]
|- align=center
| 2002
| 3 098 000
| 2,2 %
|
| 2,8 %
|
|- align=center
| 2001
| 3 215 000
| 2,4 %
| 147 759
| 3,2 % [http://www.idc.com/france/about/cp_barometre_microq42001.jsp]
|
|- align=center
| 2000
| 3 733 000
| 3,5 %
| 186 500
| 4,0 % [http://www.idc.com/france/about/cp_barometre_microq42001.jsp]
|
|- align=center
| 1999
| 3 448 000
| 3,4 %
|
|
|
|- align=center
| 1998
| 2 763 000
| 2,6 %
|
|
| 4,9 %
|- align=center
| 1997
| 2 874 000
| 3,2 %
|
|
| 5,5 %
|- align=center
| 1996
| 3 960 000
| 5,3 %
|
|
| 7,8 %
|- align=center
| 1995
| 4 500 000
| 7,9 %
|
|
| 14,1 %
|- align=center
| 1994
| 3 800 000
| 8,3 %
|
|
| 14,7 %
|- align=center
| 1993
| 3 300 000
| 9,4 %
|
|
|
|- align=center
| 1992
| 2 500 000
|
|
|
|
|- align=center
| 1991
| 2 100 000
|
|
|
|
|- align=center
| 1990
| 1 300 000
|
|
|
|
|- align=center
| 1989
| 1 100 000
|
|
|
|
|- align=center
| 1988
| 900 000
|
|
|
|
|- align=center
| 1987
| 550 000
| 15 %
|
|
|
|- align=center
| 1986
| 380 000
|
|
|
|
|- align=center
| 1985
| 200 000
|
|
|
|
|- align=center
| 1984
| 372 000
|
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|
|
|{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{
Microprocesseur ko:마이크로프로세서 ja:マイクロプロセッサ th:ไมโครโพรเซสเซอร์
-
Le microprocesseur est le cœur des micro-ordinateurs.
À strictement parler, il s'agit d'un processeur ou central processing unit qui a été réduit à une taille suffisamment petite pour tenir sur un seul circuit intégré (puce).
Un processeur plus traditionnel (pour ne pas dire ancien) peut — lui — aller jusqu'à tenir sur plusieurs cartes.
Comme tous les processeurs, il prend en charge l'exécution des instructions contenues dans les programmes informatiques écrits avec des langages de programmation allant de l'assembleur à des langages abstraits traduits soit par des compilateurs soit par des interpréteurs.
Néanmoins, la distinction entre central processing unit, CPU, processeur et microprocesseur est souvent abandonnée au profit d'une banalisation de ces termes.
La distinction se fait désormais dans sa fonction entre celle centrale et celle prenant en charge des fonctions comme le graphisme ou la compression/décompression audio-vidéo.
interpréteur
Histoire
Le microprocesseur a été inventé par Marcian Ted Hoff en 1971, alors que celui-ci était ingénieur chez Intel.
À l'époque, ni la direction d'Intel ni le client japonais à qui était destiné le microprocesseur, n'ont été intéressés par l'invention.
En 1990, on apprenait toutefois que la paternité du concept de Micro-processeur jusque là revendiquée depuis 1971, et 1973 pour le brevet, par Intel et Marcian Ted Hoff, était mal-fondée. En effet Gilbert Hyatt avait dès 1970 déposé un brevet plus étendu sur ce concept et avait poursuivi, en toute discrétion pour éviter les pressions, la validation de ce brevet pendant les 20 années qui suivirent. Ce brevet s'il le souhaitait l'autoriserait à percevoir des royalties (droits d'auteur) sur tous les micro-processeurs fabriqués et à venir de par le monde.
Le premier microprocesseur commercialisé est le 4004 4-bits le 15 novembre 1971. Il fut suivi par le 8008. Ces processeurs sont les précurseurs des Intel 8080 et Zilog Z80 et de la future famille des Intel x86.
Familles de microprocesseurs
Il existe plusieurs familles de microprocesseurs :
- La plus connue par le grand public est celle de la famille x86, développée principalement par Intel (Pentium), AMD (Athlon), ViA, Transmeta... Les deux premiers constructeurs sont désormais les seuls encore réellement dans la course et fabriquent la plus grande partie des processeurs pour PC (2005).
- Les PowerPC d'IBM et Motorola équipent actuellement les Macintosh (Apple Computer) ainsi que divers systèmes embarqués. Des dérivés équiperont aussi les futures consoles de jeu : Playstation 3, la Xbox 360 et probablement la future Nintendo Revolution...
- La famille 68000 de Motorola animait les anciens Macintosh, les Megadrive, les Atari ST et les Commodore Amiga. Leurs dérivés (Dragonball, ColdFire) sont toujours utilisés dans des systèmes embarqués.
Parmi les familles moins connues du grand public:
- La famille Sparc anime la plus grande partie des stations de travail de Sun Microsystems.
- La famille MIPS anime les stations de travail de Silicon Graphics, des consoles de jeux, comme les PSOne et des systèmes embarqués, ou des routeurs Cisco.
- La famille StrongARM est de nos jours utilisée uniquement dans les systèmes embarqués, elle a précédemment été utilisée par Acorn pour ses Archimedes et RiscPC.
Fonctionnement
Les microprocesseurs sont cadencés par une horloge (signal régulier rapide, imposant un rythme au circuit et, assurant éventuellement une synchronisation avec les autres composants, tel que la mémoire). Au milieu des années 1980, les microprocesseurs fonctionnaient de 4 à 8 MHz. Courant 2004, cette vitesse d'horloge atteint 4 GHz sur des modèles commerciaux (5 GHz en laboratoire). Plus la vitesse de l'horloge est élevée, plus le microprocesseur sera capable d'exécuter à un rythme élevé les instructions de base des programmes. Mais l'augmentation de la vitesse d'horloge présente des inconvénients : plus le microprossesseur tourne vite, plus il consomme, et plus il chauffe.
Les microprocesseurs actuels sont optimisés pour exécuter plus d'une instruction par cycle d'horloge, ce sont des microprocesseurs avec des unités d'exécution parallélisées. De plus ils sont dotés de procédures qui « anticipent » les instructions suivantes avec l'aide de la statistique.
Dans la course à la puissance des microprocesseurs, deux méthodes d'optimisation sont en concurrence :
# La technologie du jeu d'instructions simplifié (RISC, Reduced Instruction Set Computer), rapide avec des instructions simples, facile à fabriquer et dont on peut monter la vitesse de l'horloge sans trop de difficultés techniques.
# La technologie appellée CISC (Complex Instruction Set Computer), dont chaque instruction complexe nécessite plus de cycles d'horloge, mais qui a en son cœur beaucoup d'instructions pré-câblées.
Néanmoins, avec la considérable augmentation de la taille des puces électroniques et la gigantesque accélération des fréquences d'horloge, la distinction entre RISC et CISC a quasi complètement disparu. Là où des familles tranchées existaient, on observe aujourd'hui des microprocesseurs où une structure interne RISC apporte de la puissance tout en restant compatible avec une utilisation de type CISC (la famille Intel x86 a ainsi subi discrètement une transition entre une organisation initialement très typique d'une structure CISC. Actuellement elle utilise un cœur RISC très rapide, s'appuyant sur un système de réarrangement du code à la volée) mis en œuvre, en partie, grace à des mémoires cache de plus en plus étendue, comportant jusqu'à trois niveaux.
Fabrication des microprocesseurs
La fabrication d'un microprocesseur est essentiellement identique à celle de n'importe quel circuit intégré (voir le chapitre à ce sujet). Elle suit donc un procédé complexe. Mais l'énorme taille de la plupart des microprocesseurs a tendance à augmenter encore le coût de l'opération.
La loi de Moore, qui indique que le degré d'intégration des microprocesseurs double tous les 18 mois, indique également que les coûts de production doublent en même temps que le degré d'intégration.
La fabrication des microprocesseurs est aujourd'hui considérée comme l'un des deux facteurs d'augmentation de la capacité des unités de fabrication (avec les contraintes liées à la fabrication des mémoires à grande capacité). La finesse de la gravure industrielle a atteint désormais 65 nm.
Fonctions à développer
Organisation parallèle
Dépendant aussi du système d'exploitation la tendance actuelle est l'installation de plusieurs processeurs parallèles et de multiples tâches d'où l'importance grandissante des fonctions d'arbitrages entre processus (par exemple l'hyper threading). En effet, l'architecture super scalaire (mise en parallèle des tâches dans une unité d'exécution) des processeurs actuels ne suffit actuellement plus au multi-threading tel qu'il est utilisé.
Sécurité et location
Il existe de nombreux projets d'intégration au cœur des microprocesseurs de fonctions visant à empêcher les copies illégales de fichiers (technologies DRM). Le consortium TCPA, notamment, a déjà créé des puces permettant de créer une "zone de confiance" au sein du système informatique, à l'aide d'une puce d'identification spécifique. Certains modèles d'ordinateurs, comme les portables d'IBM intègrent déja de telles puces. La prochaine génération de cette technologie sera probablement intégrée dans les processeurs centraux des ordinateurs.
Ces technologies sont décriées, notamment par les partisans du logiciel libre, pour qui elles possèdent un potentiel liberticide. En effet, conjuguées à un système d'exploitation prévu à cet effet, par exemple dérivé du projet NGSCB de Microsoft, ce type de technologie permet au tiers de confiance (le prestataire qui va vérifier la validité des composants du système) d'accéder à distance au contenu de l'ordinateur, voire d'empêcher l'exécution de certaines opérations sur celui-ci.
Mémoire étendue
Ancien système d'extension de la mémoire permettant de dépasser la limite de 1Mo du microprocesseur 8086 de l'époque. Cette mémoire était accessible par pages de 64 Ko. On ne l'utilise plus de nos jours en raison des capacités d'adressages étendues des processeurs récents ainsi qu'en raison de l'extrême lenteur des accès aléatoires dès que ceux-ci nécessitent un changement de page mémoire.
Systèmes d'exploitation multiple
Vanderpool/Silvervale: si un système d'exploitation de travail est infecté par un virus coriace, un autre de préférence sur une autre base comme Linux vers Mac OS ou Windows pourrait agir comme gardien et désinfecter le premier tout en ne laissant pas la possibilité au virus de se propager.
Anticipation des problèmes et gestion à distance
Particulièrement utile pour les serveurs.
Le problème de l'échauffement
L'échauffement des microprocesseurs reste grosso modo et malgré l'usage de techniques de gravures de plus en plus fines, proportionnel au carré de leur tension à architecture donnée. Avec la tension, la fréquence, et un coefficient d'ajustement, on peut calculer la puissance dissipée :
- Un i686 à 1 GHz (1,7V), deux fois plus rapide, consomme typiquement 34 W, ce qui n'est pas loin du quadruple.
- À 2 GHz un Opteron dissipe 107 W et un G5 55 W.
Ce problème est lié à un autre, celui de la dissipation thermique et donc souvent des ventilateurs, sources de nuisances sonores difficilement compatibles avec un environnement de bureau. Le refroidissement liquide (à eau) est proposé.
Voir aussi
Liens internes
- Liste de microprocesseurs
- Processeur
- Loi de Moore
Liens externes
- [http://www.computerhistory.org/exhibits/microprocessors/index.shtml galerie de microprocesseurs de 1971 à 1996]
- [http://www.x86-secret.com/popups/articleswindow.php?id=64 Article sur la fabrication des wafers]
PowerPC 603Catégorie:Microprocesseur
Le PowerPC 603 un microprocesseur fondé sur l'architecture RISC PowerPC, développé conjointement par Apple Computer, IBM et Motorola. Destiné aux ordinateurs portables et bas de gamme, il fait partie de la deuxième génération de PowerPC (ou G2) avec les PowerPC 602, PowerPC 604 et PowerPC 620.
Histoire
Après le PowerPC 601, le PowerPC 603 est le deuxième processeur basé sur l'architecture PowerPC. Consommant peu d'énergie, il était initialement destiné aux ordinateurs portables, mais c'est principalement dans les ordinateurs de bureau d'entrée de gamme qu'il fut utilisé. Il a équipé la majorité des ordinateurs Apple Computer grand public entre 1995 et 1998, aux cotés du PowerPC 604 qui équipait les machines professionnnelles
Caractéristiques
PowerPC 603
- date d'introduction : avril 1995
- finesse de gravure : 0,50 micromètres
- nombre de transistors : 1,6 millions
- taille : 83 mm2
- fréquence : 66, 75 ou 80 MHz
- bus d'adressage 32 bit, bus de données 64 bit
- fréquence du bus : respectivement 33, 50 et 40 MHz
- taille de la mémoire cache : 16 Ko de niveau 1
- voltage : 3,3 V
- consommation : 3 W à 80 MHz
- performances (modèle 80 MHz) : SPECint92 : 75 / SPECfp92 : 85
PowerPC 603e / 603ev
- date d'introduction : avril 1996
- finesse de gravure : 0,50 ou 0,35 micromètres
- nombre de transistors : 2,6 millions
- taille : 81 ou 98 mm 2
- fréquence : entre 100 et 300 MHz
- bus d'adressage 32 bit, bus de données 64 bit
- fréquence du bus : 33, 40 ou 50 MHz
- taille de la mémoire cache : 16 ou 32 Ko de niveau 1
- voltage : 2,5 ou 3,3 V
- performances :
- à 100 MHz : SPECint92 : 120 / SPECfp92 : 105
- à 200 MHz : SPECint95 : 5,6 / SPECfp95 : 4,9
- à 300 MHz : SPECint95 : 7,4 / SPECfp95 : 6,1
Macintosh
Les Macintosh, ou Mac, sont des ordinateurs personnels fabriqués et commercialisés par la société Apple Computer depuis janvier 1984. Ils cohabitent sur le marché des ordinateurs personnels avec les PC.
Les premiers Macintosh ont tiré leur succès de leur interface graphique simple d’utilisation. Ils étaient construits sur les microprocesseurs de la famille 680x0 de Motorola. Les machines plus récentes emploient le PowerPC d’IBM et Motorola, et bientôt le Pentium de Intel. Ils sont aujourd’hui très utilisés par les professionnels de la vidéo numérique, de l’infographie, de la presse et de la musique.
Apple a récemment annoncé une transition vers une architecture à base de processeurs Intel.
Les Macintosh fonctionnent habituellement avec le système d’exploitation Mac OS, mais d’autres systèmes sont depuis peu utilisables, comme Linux ou FreeBSD.
Un cluster de Xserve G5 surnommé Big Mac a été l’un des supercalculateurs les plus puissants au monde (7e au top 500 [http://top500.org] de novembre 2004), et surtout celui offrant de loin le meilleur rapport coût/puissance.
Histoire
Le projet Macintosh
Le projet Macintosh naquit début 1979 avec Jef Raskin, qui envisagea un ordinateur facile à utiliser et peu cher pour le grand public. Ses idées furent répertoriées dans Le Livre du Macintosh.
En décembre 1979, Jef Raskin fut autorisé à lancer le projet Macintosh et se mit en particulier à la recherche d’un ingénieur qui soit capable de réaliser un premier prototype. Bill Atkinson, un membre du projet Lisa, lui présenta Burrell Smith, un technicien qui venait d’être recruté la même année. Selon certaines sources, Bill Atkinson aurait dit à Jef Raskin : « Jef, voici Burrell. Il est le gars qui va réaliser le Macintosh pour toi. »
Jef Raskin demanda à Burrel Smith de réaliser un ordinateur qui puisse être commercialisé à 500 $. Son premier prototype embarquait 64 Ko de mémoire, utilisait le peu puissant microprocesseur 6809E de Motorola, et avait un affichage de 256 par 256 pixels en noir et blanc. c’est alors que Bud Tribble, un programmeur sur le Macintosh, eut l’idée d’adapter les programmes graphiques du Lisa pour les faire tourner sur le Macintosh. Il demanda aussi s’il était possible d’intégrer le processeur Motorola 68000 du Lisa dans le Macintosh tout en maintenant un faible coût de production. Dès décembre 1980, Burrell Smith mit au point une carte qui embarquait non seulement un processeur 68000, mais qui de plus le faisait tourner à une fréquence de 8 MHz au lieu de 5 MHz. Ce deuxième prototype avait aussi un affichage de 384 par 256 pixels. Cette machine utilisait moins de contrôleurs mémoire que le Lisa, ce qui la rendait bien moins chère à fabriquer.
Le concept innovant du Macintosh attira l’attention de Steve Jobs, qui quitta le projet Lisa pour se concentrer avec son équipe sur le projet Macintosh. En janvier 1981, il prit la direction du projet, forçant Jef Raskin à le quitter.
Steve Jobs avait visité les locaux de développement de Xerox PARC en décembre 1979, soit trois mois avant le lancement des projets Lisa et Macintosh. Ayant appris que Xerox développait une technologie d’interface graphique, il avait négocié cette visite en échange de stock option’' Apple. Il est indéniable que cette visite influença grandement Steve Jobs pour le développement du Lisa et du Macintosh.
Le Macintosh
Le Macintosh fut finalement lancé le 24 janvier 1984, avec une publicité diffusée lors de la troisième mi-temps du Super Bowl (championnat mondial de football américain). Réalisée par Ridley Scott, cette publicité décrivait un monde orwellien enchaîné par la technologie IBM et libéré par l’arrivée d’une nouvelle machine : le Macintosh. Élément de suspense : le produit n’y était pas montré !
Commercialisé à un prix de 2 495 $, le Macintosh avait 128 ko de mémoire (d’où le nom Macintosh 128k) et tournait sur un nouveau système d’exploitation, Mac OS (une grande partie était enregistrée en ROM) et un lecteur de disquette 3,5 pouces. Apple prit soin de préciser que ces 128 Ko de RAM étaient épaulés par 64 Ko de ROM contenant les bibliothèques indispensables à son fonctionnement, ce qui en faisait « une machine à 196 Ko ». Lors de sa présentation, Steve Jobs disposait d’un prototype du futur Macintosh 512k mais qu’il présenta comme le Macintosh 128k.
Il reçut un accueil enthousiaste, mais sa mémoire limitée et son absence initiale de disque dur limitèrent son implantation. La machine n’étant utilisable qu’à travers son interface graphique, tous les programmes devaient être complètement repensés, et les outils de développement étaient pratiquement absents. Cela rebuta plusieurs développeurs de logiciels, mais pas Microsoft, qui développa Word, un traitement de texte WYSIWYG, ainsi qu’un nouveau tableur, Excel, qui tirait parti des polices typographiques. La première version alpha de Windows naquit sur un prototype du Macintosh offert gracieusement par Steve Jobs à Bill Gates, lequel aurait dit, en le voyant « De toutes les machine que j'ai vu, le Macintosh est le seul qui dégage une certaine originalité », s’attirant ainsi (temporairement) les faveurs des fans de la Pomme.
Vers la fin de l’année 1984, les ventes chutèrent : la faible évolutivité de la machine (pour brancher un disque dur externe notamment, mais surtout par sa faible quantité de mémoire) avaient eu un écho dans la presse, y compris non-informatique. 128 ko de mémoire paraissaient énormes lors de la disponibilité du Mac en mars 1984, mais la technologie (y compris pour les IBM PC) avait rapidement fait augmenter les standards.
Apple Computer lança alors le Macintosh 512K, une évolution du Macintosh original avec 512 ko de mémoire.
La famille s’élargit : l’ère des Macintosh 68k
À partir de 1986 les nouveaux modèles se succédèrent à un rythme plus soutenu. En janvier 1986 sort le Macintosh Plus, qui vise à corriger le plus gros défaut des deux premiers Macintosh : le manque d’évolutivité. Il intègre ainsi quatre emplacements mémoire lui permettant d’embarquer jusqu’à 4 Mo de mémoire, ainsi qu’un port SCSI standard. Un peu plus tard sort le Macintosh 512Ke, petite évolution du Macintosh 512K, et qui forme l’entrée de la gamme.
En mars 1987 Apple Computer introduit le Macintosh II. Très haut de gamme (4000 $ à son lancement), celui-ci incarne l’évolutivité ultime. Il est le premier Macintosh qui n’est pas tout-en-un et offre 8 emplacements mémoire, 6 slots NuBus et deux emplacements interne pour disque dur. Il est aussi plus puissant avec son processeur 68020 cadencé à 16 MHz. En même temps sort le Macintosh SE qui va se positionner au dessus du Macintosh Plus dans la gamme compacte (à écran intégré). Tout deux disposent d’une nouvelle version de Mac OS : le Système 2.
Désormais Apple Computer dispose d’une gamme d’ordinateur complète et crédible et les ventes redécollent avec plus de 50 000 unités vendues par mois. Tout le monde pensait alors que le Macintosh allait l’emporter sur les PC d’IBM et le tout nouveau Windows. Mais au début des années 1990 les clones PC saturèrent le marché et Apple Computer se trouva la seule société à faire des Macintosh. Depuis cette époque les Macintosh n’ont plus réussi à reprendre l’avantage sur les compatibles PC.
La gamme Macintosh continue à évoluer et à gagner en puissance, en adoptant les processeurs Motorola 68030 puis 68040. En bas de gamme apparurent les Macintosh Classic et les Macintosh LC, les dérivés du Macintosh II (IIx, IIcx, IIci, IIsi, IIfx ...) formant le haut de gamme jusqu’en 1991. Fin 1991 apparaissent les Macintosh Quadra, les premiers Macintosh au format tour, destinés aux professionnels. Très évolutifs et dotés d’un processeur Motorola 68040 très puissants, ils reléguèrent les Macintosh II en moyenne gamme. Dans les années 1992-1993 les Macintosh LC furent très populaires grâce à leur prix très compétitif (750 $ pour un LC III à sa sortie). En septembre 1992, Apple Computer lance la famille Performa pour le grand public. Ce sont au début des Classic ou des LC vendus avec des moniteurs, à des prix réduits. En 1993 est lancée la famille Centris, des modèles de milieu de gamme à base de 68040.
Parallèlement aux Macintosh de bureau, Apple Computer sortit des ordinateurs portables. La première tentative fut le Macintosh Portable, sorti en 1989, mais, pesant plus de 7 kg, il ne connu pas le succès. Les premiers Macintosh vraiment portables furent les PowerBook, lancé en 1991. Il connurent d’emblée un grand succès, grâce à leur caractère novateur : il intégraient un trackpad (contrairement à ses concurrents qui utilisaient un trackball) et, subtil détail, le clavier était positionné du côté de l’écran, laissant de la place sur le devant pour reposer les poignets (alors que tous les portables PC de cette époque plaçaient tous le clavier le plus proche possible de l’utilisateur).
Depuis 1994 : les Macintosh PowerPC
Au début des années 1990, l’alliance Apple Computer-IBM-Motorola annonça la série de processeurs PowerPC à architecture RISC.
Les premiers Macintosh à base de PowerPC furent les Power Macintosh 6100, 7100, 8100 sortis en 1994. Cela fut une révolution majeure des Macintosh : en terme de performance, le Power Macintosh 6100 à base de PowerPC 601 d’entrée de gamme était plus rapide que le plus puissant des Macintosh 68k ! En contrepartie, du fait de l’incompatibilité entre les processeurs PowerPC et 68000, toutes les applications Macintosh durent être réécrites, y compris le système d’exploitation. Les anciennes applications fonctionnaient sur les Power Macintosh par l’intermédiaire d’un émulateur.
Dès 1995, toute la gamme de bureau Apple Computer fut composée de machine à processeur PowerPC. Jusqu’en 1997, la gamme Macintosh était composée comme suit : les Performa et les Power Macintosh des séries 4000, 5000 et 6000 pour la gamme grand public (dotés d’un écran), les Power Macintosh 7xxx en milieu de gamme, les Power Macintosh 8xxx destinés aux professionnels du son et de la vidéo et les Power Macintosh 9xxx très évolutifs en haut de gamme.
Les PowerBook ne passèrent au PowerPC que fin 1995, avec le PowerBook 5300. Mais cette sortie était encore trop anticipée et le PowerBook 5300 connut de nombreux problèmes techniques. Seuls trois autres PowerBook virent le jour avant le passage au PowerPC G3 : les PowerBook 1400, 2400 et 3400c.
À partir de 1995, pour contrecarrer la perte de part de marché, Apple Computer autorisa d’autres sociétés, comme Umax ou PowerComputing à fabriquer des Macintosh. Ces Macintosh sont surnommés les clones’'. Apple Computer est à cette période au plus bas et est sur le point de disparaître. Les clones furent interdits par Apple Computer à la sortie du G3.
Fin 1997 sortent les premiers Macintosh à base de PowerPC G3. Les performances font un nouveau bond en avant et les PowerPC 603 et 604 sont rapidement abandonnés dans la gamme Macintosh. Cela ne suffit pas à reprendre des parts de marché mais permet à Apple Computer de survivre.
Mais c’est à partir de 1998 que les ventes reprennent, grâce à la sortie de l’iMac. Plus de 6 millions d’iMac se vendent jusqu’en 2001. La mode colorée de l’iMac déteint sur le reste de la gamme Macintosh : en 1999 sortent les Power Mac Bleu et Blanc’' (au boîtier translucide), puis les PowerBook se parent d’un boîtier tout en rondeurs. En 1999 sort l’iBook palourde coloré. Le carré magique est complété : dans la gamme de bureau, l’iMac pour le grand public et le Power Mac pour les professionnels, et dans la gamme portable, l’iBook pour le grand public et le PowerBook pour les professionnels.
En 1999 les Power Mac passent au processeur PowerPC G4. Celui-ci n’apporte à la plupart des applications qu’un faible gain en puissance (à moins qu’elles soient réécrites pour tirer parti d’un jeu d’instructions spécifiques) et est marqué par les difficultés de production par Motorola.
En avril 2001, le Macintosh subit une seconde révolution (après le passage au PowerPC), cette fois ci dans son système d’exploitation, avec le passage à Mac OS X, basé sur un noyau UNIX dérivé de BSD.
La même année, Apple Computer lance le PowerBook G4. Celui-ci signe la fin des Mac au design coloré et arrondi : totalement en titane, il se veut très sobre et d’un aspect plus professionnel. l’iBook se pare lui d’une coque toute blanche, caractéristique de tous les futurs Mac grand public. En 2002 sort l’iMac G4, doté d’un écran plat. Il est suivi par l’eMac G4, destiné au bas de la gamme grand public. La même année, Apple Computer commercialise parallèlement un serveur en rack 1U : le Xserve.
Dans les années 2001-2002-2003, à cause des déboires de production du G4, les Mac sont quelque peu dépassés en terme de puissance par les PC : le G4 ne peut suivre l’infernale montée en fréquence initiée par Intel et seuls les professionnels ayant besoin de calculs spécifiques peuvent tirer avantage des processeurs G4. Cela causa une chute des parts de marché d’Apple Computer sur le marché grand public ces années là.
En 2003 le Power Mac G5 sort, et ramène les Mac dans la course à la puissance. Basé autour du processeur PowerPC 970 d’IBM à architecture 64 bits et innovant, le Power Mac G5 trace un avenir plus clair au Mac. Depuis septembre 2004, les iMac ont à leur tour adopté le processeur G5. Hélas, la promesse qu'IBM avait faite à Steve Jobs et Apple ne sera jamais tenue, et, plus de 2 ans après leur première apparition, les G5 fabriqués par IBM n'atteignent toujours pas la fréquence tant espérée de 3GHz.
2006 : Les MacIntel
Déçu par IBM, Steve Jobs annonce, le 6 juin 2005 à la conférence d’Apple Computer de la WWDC, le passage progressif de toute la gamme Macintosh vers les processeurs Intel, abandonnant ainsi IBM et Freescale. La justification donnée par Apple Computer est qu’IBM n’est plus capable de faire évoluer son G5. La décision d’abandonner l’architecture PowerPC paraît paradoxale car elle survient à un moment où l’industrie accorde un regain d’intérêt pour le PowerPC d’IBM : Sony l’a choisi son nouveau processeur Cell pour la console PlayStation 3, et les futures Nintendo Revolution et Xbox 360 utiliseront une évolution du G5. En fait, Apple est actuellement le principal acheteur de tels processeurs, et est donc un client privilégié ; avec ces nouveaux clients, Apple ne représenterait au mieux que 10 % des achats de PowerPC.
La transition vers Intel sera facilitée grace à Xcode 2.1, capable de compiler en Universal Binaries’', applications capables de fonctionner sur les deux architectures, et Rosetta, un émulateur PPC.
La transition s’amorcerait en juin 2006 (à partir de la date anniversaire de la keynote de la WWDC soit le 06/06/06, un écho peut-être des 666.66 $ qui était le prix de l’Apple I lors de sa mise sur le marché en 1976) pour être complètement achevée fin 2007.
Remarquons toutefois que Mactel’' (ou encore Macintel’') n’est qu’un surnom, Apple n’ayant jamais appelé ses anciens ordinateurs Macorola ou Macibm. Même si Apple a breveté le nom « Mactel », ce n’est sûrement pas pour l’utiliser mais plutôt pour éviter qu’il soit détourné par une autre société.
Les différents modèles de Macintosh
Il existe plusieurs catégories de Macintosh :
- les Macintosh 68k (1984-1996) ;
- les Power Mac [http://images.apple.com/powermac/images/specstop06082004.jpg] (depuis 1994) ;
- les clones (1995-1998) ;
- les PowerBook [http://images.apple.com/befr/powerbook/images/indextop050204.jpg] (depuis 1991) ;
- les iMac [http://images.apple.com/befr/imac/images/indextop20040831.jpg] (depuis 1998) ;
- les iBook [http://images.apple.com/befr/ibook/images/indextop20041019.jpg] (depuis 1999) ;
- les eMac [http://images.apple.com/befr/emac/images/index_top.jpg] (2002-2005) ;
- les Xserve [http://images.apple.com/befr/xserve/images/xs_indextop_010604_02.gif] (serveurs commercialisés depuis 2002) ;
- les Mac mini [http://images.apple.com/befr/macmini/images/indextop20050111.jpg] (depuis janvier 2005).
Voir les listes détaillées des modèles de Macintosh : Liste des modèles de Macintosh par processeur et Liste des clones Macintosh
Voir aussi
Liens internes
- Apple Computer
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%e7ais/Informatique/Logiciels/Syst%e8mes_d%27exploitation/Mac_OS/ Sites d’information sur le Macintosh]
- [http://www.histoire-apple.com/ l’histoire d’Apple]
- [http://www.wikimacg.com/index.php/Accueil/ Le Wiki thématique consacré à l’univers Apple et Mac OS]
-
ja:Macintosh
ko:매킨토시
simple:Macintosh
PowerPC 604Catégorie:Microprocesseur
Catégorie:MicroprocesseurLe PowerPC 604 est un microprocesseur basé sur l'architecture RISC PowerPC, développé conjointement par Apple Computer, IBM et Motorola. Il fait partie de la deuxième génération de PowerPC (ou G2) avec les PowerPC 602, PowerPC 603 et PowerPC 620.
Histoire
Sorti en même temps que le PowerPC 603 destiné aux machines portables et d'entrée de gamme, le PowerPC 604 était destiné aux ordinateurs haut de gamme. Il fut annoncé en avril 1994, et fut pour la première fois utilisé en juin 1995 (dans le Power Macintosh 9500 d'Apple Computer). Il équipa tous les ordinateurs haut de gamme Apple Computer entre 1995 et fin 1997, date ou apparu le PowerPC G3.
Architecture
Tout est fait dans le PowerPC 604 pour optimiser les performances : il est une fois et demi plus rapide que le PowerPC 601 à fréquence égale.
Le PowerPC 604 peut effectuer quatre instructions par cycle d'horloge. Il possède deux unités de calcul entier, une unité entière multi-cycle une unité flottante, une unité de chargement/enregistrement, une unité de branchement et des caches d'instruction et de donnée. Son unité flottante gère les nombres en double précision. Contrairement aux PowerPC 603 et 602, il peut être utilisé dans des systèmes multiprocesseurs.
Caractéristiques
PowerPC 604
- date d'introduction : avril 1994
- finesse de gravure : 0,50 micromètres
- nombre de transistors : 3,6 millions
- taille : 196 mm2
- fréquence : entre 100 et 180 MHz
- bus d'adressage 32 bit, bus de données 64 bit
- fréquence du bus : 33, 40 ou 50 MHz
- taille de la mémoire cache : 32 Ko de niveau 1
- voltage : 3,3 V
- consommation : 14-17 W à 133 MHz
- performances (à 100 MHz) : SPECint92 : 160 / SPECfp92 : 165
PowerPC 604e
- date d'introduction : 1996
- finesse de gravure : 0,35 micromètres
- nombre de transistors : 5,1 millions
- taille : 148 ou 96 mm2
- fréquence : entre 166 et 233 MHz
- bus d'adressage 32 bit, bus de données 64 bit
- fréquence du bus : 33, 40 ou 50 MHz
- taille de la mémoire cache : 64 Ko de niveau 1
- voltage : 2,5 V
- consommation : 16-18 W à 233 MHz
PowerPC 604ev (Mach 5)
- date d'introduction : juin 1997
- finesse de gravure : 0,25 micromètres
- nombre de transistors : 5,1 millions
- taille : 47 mm2
- fréquence : entre 250 et 350 MHz
- bus d'adressage 32 bit, bus de données 64 bit
- fréquence du bus : 50 MHz
- taille de la mémoire cache : 64 Ko de niveau 1
- voltage : 1,8 V
- consommation : 6 W à 250 MHz
- performances (à 350 MHz) : SPECint95 : 14,6 / SPECfp95 : 9
- fabriqué en petite quantité, il n'a intégré que très peu d'ordinateurs personnels (Power Macintosh 8600, 9600) fin 1997, et sera immédiatement remplacé par la gamme PowerPC G3
Power Macintosh 9600
Le Power Macintosh 9600 est sorti en février 1997 et remplaçait le Power Macintosh 9500 dans l'élite de la gamme Apple Computer. Le 9600 se caractérise par son nouveau boîtier (partagé avec le Power Mac 8600 lancé en même temps). Modèle d'ergonomie et d'accessibilité aux différents composants, ce boîtier nommé K2 romps avec le vieux boîtier équipant le 9500, qui était hérité du Quadra 800 lancé en février 1993.
Niveau caractéristiques techniques, le 9600 venait en trois modèles, utilisant toujours des processeur PowerPC 604e mais poussés à des fréquences de 200 ou 233 MHz. Une configuration bi-processeur doté de 2 processeurs à 200 MHz était aussi disponible. Il est à noter qu'à cette époque, et avant l'arrivée de Mac OS X, le multiprocessing n'apportait aucun gain significatif en performances, à part pour quelques rares applications professionnelles optimisées spécialement pour (comme certains filtres Photoshop). Le 9600 intégrait aussi 32 Mo de mémoire, 4 Go de disque dur et une carte vidéo puissante dotée de 4 Mo de VRAM (une IMS Twin Turbo 128), qui permettait un affichage jusqu'en 1600 par 1200 pixels. La mémoire cache, facteur important de performances, restait de 512 Ko, et ne pouvait pas être augmentée, ce qui était regrettable car pousser cette mémoire cache à 1 Mo aurait permis d'augmenter encore de 5 ou 10 % les performances déjà exceptionnelles de cette machine.
La version serveur du Power Mac 9600/233 fut commercialisée fin avril 1997 sous le nom de Workgroup Server 9650. Sa seule différence par rapport à la version grand public était la suite logicielle spécifique fournie.
Ils furent mis à jour en août 1997 avec deux modèles cadencés aux vitesses record de 300 et 350 MHz. Un Workgroup Server 9650/350 apparu aussi. Ce dernier modèle intégrait une carte Ethernet 100 Base-T (une première) et une carte Ultra/Wide SCSI-3 ultra rapide avec deux disques durs de 4 Go.
Bien que les performances de ces modèles atteignaient un niveau jamais atteint, ces modèles se vendirent peu et disparurent rapidement du catalogue car des machines dotées d'un nouveau processeur encore plus puissant, le G3, étaient attendues pour les mois suivants. En effet, le Power Mac G3 sortit un mois plus tard et se révèla plus rapide, dans sa version 266 MHz, que le Power Mac 9600 à 350 MHz.
Caractéristiques
- processeur : PowerPC 604e cadencé à 200, 233, 200 (biprocesseur), 300 ou 350 MHz
- adressage 32 bit
- bus système 64 bit cadencé à 50 MHz (excepté pour le modèle à 233 MHz : 46,6 MHz)
- ROM : 4 Mo
- RAM : 32 Mo (modèles 200 et 233 MHz) ou 64 Mo (modèles 300 et 350 MHz), extensible à 768 Mo (ou 1,5 Go avec des barrettes plus récentes non supportées par Apple Computer)
- mémoire cache de niveau 1 : 64 Ko
- mémoire cache de niveau 2 : 512 Ko (modèles 200 et 233 MHz) ou 1 Mo (modèles 300 et 350 MHz)
- disque dur Fast-SCSI 2 de 4 Go (ou 2x4 Go Ultra/Wide SCSI-3, en option sur le WGS 9650/233 et en standard sur le WGS 9650/350)
- lecteur de disquette 1,44 Mo 3,5"
- lecteur CD-ROM 12x (modèles 200 et 233 MHz) ou 24x (modèles 300 et 350 MHz)
- carte vidéo IMS Twin Turbo 128 dotée de 4 Mo de mémoire vidéo
- résolution jusqu'en 1600 x 1200
- slots d'extension:
- 6 slots d'extension PCI (dont un occupé par la carte vidéo)
- 12 connecteurs mémoire de type DIMM 168 broches (vitesse minimale : 70 ns)
- 1 baie d'extension 5,25"
- connectique:
- port SCSI DB-25
- 2 ports série Mini Din-8 Geoports
- 1 port ADB
- port Ethernet AAUI et 10 Base-T (ou 100 Base-T pour le WGS 9650/350)
- sortie vidéo DB-15
- sortie audio : stéréo 16 bit
- entrée audio : stéréo 16 bit
- haut-parleur mono
- dimensions : 43,9 x 24,6 x 43,9 cm
- poids : 15,6 kg
- alimentation : 390 W
- systèmes supportés : Système 7.5.5 à Mac OS 9.1
Catégorie:Ordinateur Macintosh
Mémoire RAMLa mémoire vive, aussi appelée RAM (acronyme anglais de Random Access Memory, soit mémoire à accès aléatoire), est un type de mémoire informatique à accès aléatoire (par oppostion à séquentiel) et en lecture-écriture (par opposition à la lecture seule). On l'appelle aussi mémoire volatile pour signifier que toutes les données sont perdues à l'extinction de l'alimentation électrique. Il s'agit typiquement de la mémoire électronique qui contient les données en cours de traitement dans un ordinateur.
Terminologie
La mémoire vive (RAM) est généralement opposée à la mémoire morte (ROM) : Il est possible de lire et écrire de la mémoire vive alors qu'il est uniquement possible de lire de la mémoire morte. En revanche, la mémoire morte conserve les données lorsque l'alimentation électrique est coupée. La mémoire morte n'est donc pas volatile.
Il existe aussi un type intermédiaire de mémoire électronique à accès aléatoire, accessible en lecture et écriture comme la RAM, mais non volatile comme la ROM : la NVRAM.
Littéralement, le terme RAM implique la possibilité d'un accès aléatoire aux données, par opposition à un accès séquentiel, comme celui d'une bande magnétique. En ce sens, ROM et NVRAM sont aussi de la RAM, mais cette interprétation littérale porte à confusion avec l'usage courant qui oppose RAM et ROM. Rarement, on utilise le sigle RWM (pour Read Write Memory, soit mémoire en lecture écriture) pour désigner de la RAM en mettant l'accent sur la possibilité d'écriture plutôt que l'accès aléatoire.
Technologie
bande magnétique VAX 8600 (circa 1986).]]
1986
La mémoire informatique est un composant qui fut d'abord magnétique (tores de ferrite), puis devint électronique dans les années 1970, et qui permet de stocker et relire des informations binaires. Son rôle est notamment de stocker les données qui vont être traitées par l'unité centrale (ou le microprocesseur) ; elle n'a rien de commun en temps d'accès (quelques dizaines ou centaines de nanosecondes) avec le disque dur (quelques millisecondes, soit dix mille à cent mille fois plus).
La RAM a la particularité de pouvoir être accédée en lecture et en écriture. Une activation électronique appropriée permet si besoin de verrouiller temporairement en écriture des blocs physiques donnés. L'adressage d'une mémoire (traduction de tensions électriques sur des fils en adresse mémoire) se fait par un mécanisme nommé le chip select. Il est très facile de munir un microprocesseur d'une mémoire non contiguë (par exemple de 0 à 4095, puis un trou, puis de la mémoire entre 16384 et 32767), ce qui facilite beaucoup la détection d'erreurs d'adressage éventuelles.
Les informations peuvent être organisées en mots de 8, 16 ou 32 bits voir plus. Certaines machines anciennes avaient des mots de taille plus exotique, comme par exemple 60 bits pour le Control Data 6600, 36 bits pour l'IBM 7030 « Stretch » ou le DEC PDP-10 et 12 bits pour la plupart des premiers mini-ordinateurs de DEC, les appareils d'instrumentation travaillant au mieux sur 12 bits à l'époque. Mais :
- dans les mémoires à parité, un neuvième bit (dit de contrôle de parité) existe de façon invisible,
- dans les mémoires à correction automatique d'erreur sur 1 bit et détection sur plus d'un bit (ECC), ces bits invisibles sont parfois au nombre de six ou plus,
- chaque mot des mémoires des serveurs modernes dits non-stop ou 24x365 dispose en plus des bits de correction de bits de remplacement qui prennent la relève du ou des bits défaillants à mesure du vieillissement de la mémoire : une défaillance de 10-11 chaque année se traduit en effet par plus d'un bit défaillant par an sur une mémoire de 128 Go.
Les fabricants recommandent souvent d'utiliser de l'ECC à partir d'1 Go de RAM.
Divers types de mémoire vive
Une memoire dynamique (DRAM) ne conserve ses informations que si elle est « rafraîchie » régulièrement, c'est-à-dire si un signal lui est transmis de manière régulière (toutes les x millisecondes) afin de remettre au bon niveau les charges électriques représentant l'information, et qui sinon s'affaibliraient progressivement jusqu'à disparaître. Pourquoi compte-tenu de ces contraintes de rafraîchissement et de consommation utiliser quand même de la DRAM ? Parce qu'elle est à la fois bon marché et rapide.
En 2004, on trouve des barrettes de 32, 64, 128, 256, 512, 1024, 2048 et rarement 4096 Mo au catalogue des constructeurs - et donc dans les magasins de matériel informatique.
On distingue sur les machines actuelles (2004) les types de mémoire RAM :
- SDRAM (Synchronous Dynamic RAM) pour les machines de la génération Pentium II, Pentium III On distingue la SDRAM 66, 100 et 133 (fréquence d'accès en MHz).
- RDRAM (Rambus Dynamic RAM). Pour les machines de génération Pentium III et 4. Développées par la société RAMBUS, elles souffrent notamment d'un prix beaucoup plus élevé que les autres types de mémoires et de brevets trop restrictifs de la part de cette société.
- DDR-SDRAM (Double Data Rate-SDRAM). Pour les machines de génération Pentium III et 4. On distingue les DDR PC1600, PC2100, PC2700, PC3200 etc. Le numéro représente la quantité théorique maximale de transfert d'information en Mégabits (il faut diviser par 8 pour avoir leur fréquence réelle de fonctionnement).
- DDR2-SDRAM (Double Data Rate 2-SDRAM). Pour les machines de génération Pentium 4 et plus. On distingue les DDR2 533 et DDR2 667. Le numéro représente la vitesse maximum d'accès. Certains constructeurs privilégient encore la technique d'appellation basée sur la quantitée de données théoriquement transportables (PC4300, PC4500, etc), mais la plupart semblent retourner à la vitesse réelle de fonctionnement afin de distinguer plus clairement la DDR2 de la génération précédente.
- XDRRAM (XDimm Rambus RAM). Technologie basée sur la technologie Flexio développée par Rambus. Elle permet d'envisager des débits théoriques de 6,4Go/s à 12,8Go/s en rafale.
Il existe aussi des mémoires Flash< | | |